DISCIPLINES

Les cours de CPGE s’adressent à un public que définissent sa curiosité et son exigence intellectuelles ainsi que son aptitude à fournir un travail soutenu et une grande capacité de lecture.

Toutes les disciplines visent à l’acquisition de démarches logiques (élaboration d’une problématique, construction d’une argumentation), et à l’expression de la pensée dans une langue correcte, claire et nuancée.

L’année scolaire comporte deux concours blancs écrits d'une durée d'une semaine chacun et deux séries d’oraux blancs, les « colles », dans presque chaque discipline.

Après leur inscription, les élèves reçoivent une liste d’ouvrages à lire pendant les vacances d’été – comportant en particulier les œuvres qui seront étudiées en cours, ainsi qu'un certain nombre de directives et conseils à suivre le plus scrupuleusement possible afin d'entamer l'année dans les meilleures conditions.

 

LES  LETTRES

L’épreuve de lettres à l'écrit des ENS – incluse dans la Banque d'Epreuves commune à plusieurs concours (BEL) – est une dissertation portant sur un sujet général: elle suppose donc une bonne connaissance de la littérature française dans son ensemble ; mais elle demande aussi de connaître avec précision les 4 ou 5 œuvres qui font partie d'un programme renouvelé chaque année. Les candidats de la spécialité « Lettres modernes » rédigent, en plus de la dissertation, un commentaire. Tous les candidats admissibles à l'oral ont à faire une explication de texte.

Dès l’Hypokhâgne les élèves sont préparés à ces divers exercices : dissertation, commentaire composé (écrit), explication de texte linéaire (orale).

Comme il n'y a pas de programme spécifique en Hypokhâgne, et que les élèves n'ont pas encore choisi de spécialité dans cette classe, on y étudie des œuvres variées, appartenant à divers genres littéraires et à diverses époques. A cette occasion, on consolide les connaissances des élèves dans le domaine de l'histoire littéraire, et on les initie à la lecture d'ouvrages critiques.

Ainsi l'Hypokhâgne permet d'acquérir une bonne culture littéraire, qui sera précieuse quelle que soit la suite des études. Son caractère pluridisciplinaire permet également d'enrichir la lecture des œuvres : certains romans du 19ème siècle comme ceux de Balzac ou de Flaubert (L'Education sentimentale…) peuvent être commentés pendant que le professeur d'Histoire étudie la même période ; la poésie et le théâtre romantiques français sont à l'occasion mis en parallèle avec des textes traduits et commentés pendant les cours de langue vivante (Shakespeare, Calderon, poètes romantiques anglais ou allemands…) ; le cours de lettres fait régulièrement référence à des textes lus en cours de latin, de grec, ou de culture antique…

En Khâgne les cours de lettres sont fondés sur un programme qui change chaque année, et les élèves continuent d'acquérir une culture littéraire générale.

En cours de spécialité « Lettres modernes », la variété des textes abordés permet aux étudiants de nourrir leurs différents travaux, de nombreux exemples étant particulièrement utiles pour illustrer les thèmes généraux sur lesquels porte l'épreuve de dissertation du tronc commun. L'option permet des configurations de cours moins magistrales, avec une forte participation des élèves.

LA PHILOSOPHIE

L’année d’hypokhâgne reste une année généraliste.

Elle consiste à consolider et à approfondir sensiblement les connaissances acquises en philosophie en Terminale afin de disposer d’un bagage consistant et aussitôt mobilisable dans la perspective du travail plus pointu qu’exige le programme de seconde année.

Le thème de la 2ème année ( dit « tronc commun » parce que commun à tous les khâgneux quelle que soit leur spécialité) est celui sur lequel portera l’épreuve des concours de  l’ENS. Il n’est connu que courant mai, ce qui exclut toute anticipation. Ce thème est choisi chaque année dans une liste de « champs » mobilisant les divers domaines de la tradition philosophie (« La science », « la métaphysique », « le droit –la politique », « la technique –l’art », etc.) La totalité de ces champs constitue officiellement le programme d’hypokhâgne, ce qui signifie dans les faits que le cours devra aborder tous ces champs, selon une accentuation dont le professeur garde la liberté.

Sur le plan technique, il s’agira surtout de reprendre et de préciser les exigences de la dissertation qui reste l’épreuve sanctionnant cet enseignement aux concours. Des maladresses ou des facilités tolérées au Baccalauréat ne le sont plus aux concours où il s’agit de sélectionner les meilleurs candidats. Et le niveau d’exigence du concours est très élevé. Un gros effort devra être consenti sur ce point tout au long de l’année. Je m’efforcerai pour ma part d’aborder ces difficultés formelles de façon progressive (analyse pointue des sujets, construction, technique du développement etc.)

 

LES LANGUES ANCIENNES ET LA CULTURE ANTIQUE

En Hypokhâgne un enseignement de culture antique (une heure par semaine) est dispensé par le professeur de Lettres à tous les élèves de sa classe. Il initie à la découverte de grands textes de l’Antiquité, en illustrant la thématique d’un programme renouvelé chaque année.

Le cours de culture antique est complété par deux heures (obligatoires) de latin ou de grec, auxquelles peuvent s’ajouter deux autres heures (optionnelles). Les élèves ont la possibilité d’étudier les deux langues anciennes.

LE  LATIN

Le Lycée Jules Ferry propose, en Hypokhâgne, un cours destiné aux latinistes « confirmés », un aux « débutants ».

Le cours de latin « confirmé » s’adresse à des élèves qui ont déjà étudié le latin au lycée. Tout en consolidant les acquis grammaticaux, le cours permet, par la lecture, la traduction et le commentaire de textes, une exploration de la littérature latine et la prise de conscience des influences profondes exercées par les grands auteurs de l’antiquité sur la littérature moderne.

Le cours de latin « débutant » est destiné à tout élève qui n’a pas étudié le latin au-delà du collège. L’apprentissage de la langue s’appuie sur un manuel, conçu pour des étudiants du premier cycle universitaire commençant le latin. L’objectif est de permettre aux débutants qui le souhaitent de rejoindre l’année suivante le cours des latinistes confirmés – le latin étant proposé en option en Khâgne. Même des élèves qui ont débuté le latin en Hypokhâgne peuvent obtenir une très bonne note à l'oral du concours de Lyon (les notes supérieures à 15/20 ne sont pas rares).

Le Grec

En Hypokhâgne, deux sections de grec existent :

  • le grec grand débutant réservé à ceux qui n’en ont jamais fait
  • Le grec « confirmé » réservé à tous ceux qui en ont fait quelque soit leur niveau, quelle que fut leur formation, sporadique, incomplète ou plus systématique. On reprend tout au début mais pas de la même manière qu’avec les débutants.

Les deux sections préparent à trois types de formations :

 

  1. Les lettres classiques :
  • Les étudiants concernés peuvent demander (sous réserve d’être admis en khâgne par le second conseil de classe) :

* une khâgne classique (préparation au CONCOURS D’ENTRÉE À L’ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE DE LA RUE D’ULM) qu’ils iront effectuer à Condorcet, à Janson de Sailly, à Fénelon, à Louis-le-Grand ou à Henri IV.

* une khâgne moderne en spécialité lettres classiques (préparation au CONCOURS D’ENTRÉE À L’ÉCOLE NORMALE SUPÉRIEURE DE LETTRES ET DE SCIENCES HUMAINES DE LYON) qu’ils iront préparer à Claude Monet ou à Honoré de Balzac.

  1. Les lettres, langues, et sciences humaines (options assurées au lycée Jules Ferry) :
  • Les étudiants ont intérêt à enrichir leur culture générale par une bonne connaissance de l’antiquité dont ils rencontrent le patrimoine à tout moment ; rien n’est plus pertinent que d’en avoir une connaissance de « première main ».
  • Les étudiants peuvent présenter ultérieurement le CONCOURS D’ENTRÉE À L’ÉCOLE DU LOUVRE, LES CONCOURS DU PATRIMOINE ET L’OPTION GREC ANCIEN À L’AGRÉGATION DE PHILOSOPHIE, LATIN OU GREC ANCIEN A L’AGRÉGATION DE LETTRES MODERNES.
  1. Sciences Politiques :
  • Il n’est point besoin d’insister sur la part que les Grecs ont pris dans l’invention de la « science politique ». Cela n’a pas échappé à « Sciences Po » qui intègre un cours de latin et un cours de grec dans sa formation à l’école de la rue Saint-Guillaume.

LE GREC DÉBUTANT 

Le cours de grec débutant s’adresse à tous les étudiants : aux latinistes qui envisageraient de poursuivre des études de lettres classiques, aux futurs philosophes qui voudraient se familiariser avec la langue de Platon et d’Aristote, aux historiens curieux de l’Antiquité et des sciences politiques, aux linguistes intéressés par le fonctionnement d’une langue ancienne.

Si l’apprentissage de la langue (morphologie et syntaxe) et l’exercice formateur de la traduction sont l’épine dorsale du cours, il se propose aussi de donner une connaissance de la civilisation grecque à travers des exposés sur des questions d’art et de culture et d’offrir une approche de la littérature par la lecture en traduction d’œuvres complètes ou d’extraits des grands auteurs : Homère, Platon, Aristophane, les tragiques, les historiens.

                          Madame BETHERY

 Professeure de  Lettres en khâgne

                       Grec débutant en hypokhâgne

                     Latin débutant en hypokhâgne

L’HISTOIRE-GÉOGRAPHIE

Les 2 ou 3 années de formation en histoire/géographie à Jules Ferry ont le souci d’associer un enseignement pluriel et attentif aux recherches récentes, bienveillant et propice à l’épanouissement de chacun.

L’équipe pédagogique en histoire/géographie, si elle connaît le sens de sa mission éducative, s’efforce de créer une culture de l’échange et de la réciprocité.

Cette attention portée à chaque élève s’accompagne d’une authentique recherche d’efficacité dans la préparation aux concours préparés dans le cadre de la BEL (incluant des exercices divers, tels que la dissertation, le commentaire de texte historique, le commentaire de carte, les exposés oraux…).

L’hypokhâgne s’affiche comme une année de découverte et d’approfondissement pour sensibiliser les étudiants à la richesse de nos deux matières et à leur renouvellement scientifique.

Les khâgnes obéissent aux lois du concours avec un programme tournant chaque année dans les deux matières.

Au regard des témoignages d’ex-étudiants qui gardent souvent d’étroits contacts avec leurs anciens pédagogues, le souvenir des années de formation en histoire-géographie au lycée Jules Ferry reste particulièrement présent et ces marques de sincérité expriment sans nul doute la plus élégante démonstration de leur gratitude.

Madame PICARDAT

Professeure de Géographie en Hypokhâgne et en Khâgne

             Monsieur DION

Professeur d’Histoire en Hypokhâgne et en Khâgne

            Monsieur GODINEAU

Professeur d’Histoire en Hypokhâgne et en Khâgne

            Monsieur ROCCO

          Professeur de Géographie en Khâgne

L’ANGLAIS

  • En hypokhâgne, les étudiants sont répartis entre deux groupes d’anglais LVA et un groupe de LVB. Ils bénéficient de 4 heures d’enseignement, incluant des exercices tels que la version littéraire, le thème grammatical, l’explication de textes littéraires et d’articles de presse, la civilisation. Des interrogations orales sont également prévues.
  • En khâgne, tous les étudiants de LVA se préparent à l’épreuve commune de version-commentaire (3 heures/semaine). Seuls les linguistes (anglicistes et germanistes pour le Lycée Jules Ferry) et les candidats aux Écoles Supérieures de Commerce doivent obligatoirement suivre un cours dans une autre langue. Tous les autres candidats doivent choisir une langue à l'oral, qui peut être leur langue de l'écrit ou une autre, une langue vivante ou une langue ancienne. L'oral sur article de presse, exigeant, nécessite un entraînement soutenu, la lecture régulière de la presse de qualité en anglais et l’écoute tout aussi régulière d’émissions de radio ou de télévision.
  • Outre la version (3 heures/semaine, coefficient 1 à Lyon, 5 à Cachan) les anglicistes se préparent à l’épreuve de thème (3 heures/semaine, coefficient 2 à Lyon, 5 à Cachan) et aux épreuves orales de littérature (2 heures, coefficient 1,5 à Lyon), de commentaire d’article de presse en anglais (2 heures, coefficient 0,75 à Lyon) et de presse dans leur LVB (2 heures, coefficient 0,75 à Lyon). Il s’agit d’une préparation lourde en heures de cours et de travail personnel mais très variée qui permet à nos anglicistes d’affronter les concours de Lyon et de Cachan sereinement et d’entrer en L3 ou en M1 d’anglais en étant très bien armés. Les résultats obtenus par les anglicistes, y compris à l’agrégation d’anglais, sont la preuve de l’efficacité de cette préparation.

Étudier l’anglais à Jules Ferry

  • En hypokhâgne, les étudiants qui ont choisi l’anglais comme langue A reçoivent quatre heures de cours hebdomadaires (tout comme en langue B s'ils ont choisi l'intégralité des heures), au cours desquelles ils étudient la traduction littéraire, le commentaire de texte, oral et écrit, un peu de civilisation, et s’attachent à améliorer leur maîtrise orale et écrite de la langue. Une fois par semestre, ils passent une ‘colle’, interrogation orale qui permet au professeur d’avoir une connaissance plus précise des qualités et des faiblesses de chaque étudiant, et de le conseiller de manière précise.
    Langue B : En langue B, les étudiants reçoivent 2h de cours hebdomadaires de tronc commun, et peuvent choisir de suivre 2h d’option, ce qui leur est vivement conseillé, car cela leur permet d’approfondir et d’affiner leur connaissance du monde anglophone. Comme dans le cours de langue A, on s’attache en langue B à découvrir la littérature anglophone par le biais du commentaire de texte et de la dissertation. On voit également les faits marquants de la civilisation et de l’histoire de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis. On étudie aussi la traduction, version ou thème, journalistique et littéraire. On met enfin tout particulièrement l’accent sur la correction grammaticale et la phonologie, que l’on pratique notamment au travers de l’étude de documents sonores authentiques.
  • En khâgne, tous les étudiants qui ont choisi l’anglais comme langue au concours à l’écrit se préparent à l’épreuve commune de version/commentaire de texte, épreuve organisée pour la première fois lors de la session 2009 du concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure Lettres-Sciences Humaines de Lyon, qui remplace l’épreuve de simple version qui existait auparavant. Cette épreuve est d’une durée de six heures. Pour sa préparation, l’horaire hebdomadaire est de trois heures. Les étudiants sont entraînés à la fois à la version et au commentaire de texte, en même temps qu’ils sont amenés à mesurer leurs lacunes et consolider leurs connaissances en matière de grammaire et de lexique dans les deux langues. Ils doivent en fin d’année être à même de lire, comprendre, traduire et commenter tout type de texte de bonne tenue intellectuelle (de fiction ou non).

Les connaissances en matière de civilisation et d'histoire de la littérature et des idées des pays de langue anglaise seront étoffées au fur et à mesure que seront étudiés des textes écrits dans les différents pays concernés.

ÉPREUVES DE SPECIALITE ANGLAIS EN KHÂGNE

Thème

Les khâgneux qui ont choisi de devenir anglicistes bénéficient évidemment d’heures spécifiques. Ils constituent alors un groupe d’une douzaine ou quinzaine de personnes. Leur épreuve écrite de spécialité est le thème littéraire (épreuve de quatre heures) étudié lors de trois heures de cours hebdomadaires : thèmes écrits à rendre tous les quinze jours, thèmes préparés en classe, thèmes sur table, apprentissage systématique du lexique et consolidation de la syntaxe, utilisation de la langue idiomatique en cours. Les anglicistes sont constamment incités à se plonger dans la littérature de langue anglaise, dont la fréquentation sera leur meilleur atout, en thème comme ailleurs.

Épreuve sur article de presse

À l’oral du concours, les anglicistes doivent étudier et commenter un article de presse. Cette épreuve se prépare lors de deux heures hebdomadaires : article à préparer chaque semaine, revue de presse régulière, acquisition du lexique nécessaire et des connaissances culturelles appropriée, habitude de la conversation à propos de sujets de société. Une colle par semestre est organisée.

Littérature

Le cours de littérature prépare uniquement à des épreuves orales, à raison de deux heures hebdomadaires réservées aux seuls spécialistes. Sur un programme déterminé par l’ENS-LSH et renouvelé tous les ans, les étudiants s’exercent très régulièrement à l’explication de texte en classe. Dans ce programme, composé de trois œuvres, sont généralement représentés les trois genres (roman, poésie, théâtre = le plus souvent une pièce de William Shakespeare), des périodes diverses et les deux grands domaines du monde anglophone (Grande-Bretagne, Etats-Unis), avec des incursions possibles dans le reste du monde anglophone. Bien que cela dépende évidemment des effectifs de l’année, l’objectif est que chaque étudiant(e) se charge d’au moins une explication de texte sur chaque œuvre en classe, ce à quoi s’ajoute un passage sur chaque œuvre en colle. À présent que l’épreuve commune comporte un commentaire de texte en plus d’une traduction, les passerelles se multiplient, ce qui est bien plus satisfaisant intellectuellement et permet d’acquérir des réflexes face aux textes plus rapidement. Il est à noter que le travail sur le programme de littérature doit commencer en amont, avant le début de l’année, la lecture et le défrichage des textes devant être préalables à l’étude en classe. Il incombe de ce fait aux étudiants de se procurer le programme et de le l’aborder sérieusement pendant les vacances d’été, seul moyen d’aborder les textes en ayant déjà commencé à en assimiler la matière.

Préparation au concours d’entrée à l’ENS de Cachan

L’ENS de Cachan, consacrée aux sciences et techniques, ouvre depuis bien des années déjà son concours aux linguistes, et plus singulièrement aux anglicistes qui passent le concours de l’ENS-LSH. Elle prodigue une formation semblable en de nombreux points à celle de l’ENS-LSH, tout en ayant ses spécificités et en se tournant essentiellement vers la technique de la langue et la traduction (sans pour autant oublier la civilisation et la littérature, bien évidemment). Les épreuves écrites sont communes aux deux ENS, l'ENS de Cachan ayant rejoint la BEL ; les épreuves orales exigent que les candidats présentent une deuxième langue d’une part, et qu’ils passent deux épreuves spécifiques en anglais d’autre part : une épreuve d’explication d’un texte littéraire inconnu, et une épreuve de commentaire à partir d’un document audio (article de presse lu, qui porte sur le programme de l’année). Ce programme est modifié tous les deux ans et permet de traiter une question de civilisation relativement large, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis (de 2014 à 2016, les politiques sociales ; par le passé : l'enseignement supérieur, les minorités, la religion, les institutions politiques par exemple). La préparation à Cachan se concentre sur cette épreuve, le texte littéraire étant désormais abordé sous divers aspects en travaillant l’épreuve commune pour l’écrit comme l’explication de texte sur programme pour l’oral. Cette épreuve donne l’occasion aux étudiants de creuser une question centrale, tout en s’exerçant à la compréhension orale, parent pauvre des études en classe préparatoire le plus souvent. Faut-il insister sur le fait que la compréhension orale est une des compétences cruciales que les anglicistes doivent acquérir ? D’autant que le CAPES et l’Agrégation d’anglais ont tous deux une épreuve de compréhension-restitution d’un document sonore, dont la majeure partie des candidats assure qu’il est un peu tard de commencer à la préparer l’année du concours, et qui en terrifie plus d’un car peu de candidats sont rompus à cet exercice. C’est pour cette raison que nous engageons très vivement tous nos spécialistes à suivre ce cours, complément indispensable à leur formation, quels que soient leurs projets et les concours qu’ils souhaitent passer à la fin de l’année et par la suite.

ÉPREUVES POUR LES NON-SPECIALISTES EN KHÂGNE

Préparation à l’oral de presse pour les spécialistes d’allemand, de lettres modernes et d’histoire des arts, d'histoire-géographie et de philosophie

Une des épreuves d’oral au concours ENS-LSH consiste à commenter un article tiré de la presse anglaise ou américaine ; 2h de préparation hebdomadaires y sont consacrées. On y aborde les grands points de la civilisation britannique et américaine, afin d’être à même d’ancrer sa discussion sur une véritable connaissance du monde anglophone ; on étudie également la structure des différents articles que l’on peut rencontrer au concours ; enfin, on parcourt régulièrement l’actualité par le biais de revues de presse qui ont le triple avantage de conduire les étudiants à lire plus régulièrement la presse anglophone, à leur donner des pistes de réflexion sur les grands sujets et d’enrichir leur vocabulaire et leurs structures grammaticales. Il va sans dire que cette épreuve orale demande que l’on mette tout particulièrement l’accent sur la prise de parole, car s’exprimer de manière fluide dans une langue étrangère ne s’obtient pas sans une pratique assidue.

Préparation aux concours d’entrée dans les écoles de commerce

La khâgne permet aux étudiants non seulement de se présenter aux concours des ENS, mais aussi à ceux des écoles de commerce, des IEP, et des écoles de journalisme.
À l’écrit, les concours sont regroupés par banques d’épreuves communes, qui présentent entre elles certaines variations, mais sont toutes fondées sur un article de presse de langue anglaise qu’il s’agit de comprendre (questions de compréhension) et de commenter (essais). S’ajoutent parfois des questions grammaticales et de lexique, et le plus souvent une partie traduction, littéraire ou journalistique. La préparation à ces concours demande donc d’être très complète, à la fois du point de vue de la civilisation du monde anglophone et de la langue.
À l’oral, chaque école a son épreuve spécifique, mais la plupart des concours demandent aux étudiants de synthétiser et de commenter un document sonore (texte de la presse écrite lu ou émission radiophonique). La compréhension orale n’étant pas souvent à l’honneur, cette épreuve est tout à fait passionnante pour qui s’y prépare sérieusement. Elle demande maîtrise de la langue, vivacité d’esprit et ouverture intellectuelle. Les temps de préparation impartis aux candidats sont très courts et les étudiants sont donc très vivement incités à s’entraîner tout au long de l’année.

LES « PLUS » DE JULES FERRY

  • Le lycée consent un effort particulier en offrant une préparation à l’oral de presse aux élèves de LVB indépendante de la préparation proposée aux anglicistes ce qui permet un travail mieux ciblé et plus individuel.
  • D’autre part, les anglicistes disposent d’une préparation spécifique de 2 heures/semaine aux épreuves orales de Cachan : littérature hors programme coefficient 6, civilisation sur programme coefficient 6. Les optionnaires d’anglais reçoivent donc un enseignement de 11 heures dans cette langue, dispensée par 3 professeurs différents ce qui assure à cette préparation diversité et richesse.
  • Enfin, les étudiants qui se présentent à d’autres concours que ceux des ENS reçoivent une préparation de 2 heures/semaine à ces épreuves : version, thème, essai, QCM, oraux, entretiens.
  • À côté de ce travail effectué en cours, les étudiants sont constamment incités par les professeurs à voir films, expositions, spectacles, à assister à des conférences et rencontres, à se construire de manière personnelle une riche culture d’anglicistes. Leurs sorties culturelles sont facilement utilisées lors des cours de thème, presse, commentaire de texte.

L’ ALLEMAND

Les classes préparatoires de Jules Ferry offrent un environnement favorable aux germanistes puisque les élèves peuvent y choisir la spécialité allemand en khâgne, et que pour les deux années d’études il existe des groupes distincts pour l’enseignement de LVA et de LVB, ce qui n’est plus le cas partout et permet de travailler dans de très bonnes conditions.

LVA ou LVB ? Faire le bon choix :

En classes préparatoires littéraires, les appellations « LV1 » et « LV2 » sont remplacées par celles de « LVA » et « LVB ». Ce n’est pas une simple coquetterie mais la prise en compte d’une réalité : après le baccalauréat, les cartes peuvent être rebattues et la « LVA » n’est pas obligatoirement la suite « logique » de la LV1 suivie au lycée. En effet, le niveau atteint par les élèves d’une classe de LV1 ou de LV2 en fin de Terminale est extrêmement hétérogène. L’entrée en hypokhâgne est donc l’occasion de reconsidérer éventuellement les choix antérieurs pour trouver le groupe où l’on se sentira le mieux, en fonction de son niveau bien sûr, mais aussi de ses projets, ou encore pour renforcer l’une des deux langues qu’on a le sentiment d’avoir négligée jusque-là. Pendant les premières semaines d’hypokhâgne, il est donc possible, si besoin est, de « tester » les deux cours pour déterminer dans quel groupe on choisit de rester pour l’année. Un échange LVA/LVB peut également être décidé, plus exceptionnellement, pour l’entrée en khâgne ; il se fait alors en fonction des résultats obtenus en hypokhâgne et en concertation avec les professeurs des langues concernées.

L’hypokhâgne LVA : 4h de cours par semaine, une colle par semestre

Les 4h hebdomadaires sont consacrées à l’étude de textes littéraires (traduction et commentaire d’extraits, lecture suivie d’œuvres courtes), à la découverte de l’actualité allemande et des enjeux de civilisation qui la sous-tendent (articles de presse, reportages vidéo) et à la consolidation des acquis linguistiques, notamment par le biais de la traduction (de l’allemand au français et vice-versa).

En ce qui concerne les auteurs et les thèmes abordés, il n’y a pas en hypokhâgne de programme préétabli : pour la presse et la civilisation, c’est l’actualité qui, le plus souvent, dicte les questions traitées. Quant à la littérature, les textes retenus cherchent à donner une idée de la richesse et de la diversité du corpus, mais leur choix prend également en compte les demandes et les goûts des élèves, qui seront sollicités pour exprimer leurs envies. L’étude de tel ou tel texte peut parfois conduire aussi à déborder le champ proprement dit du commentaire littéraire, et amener à faire par exemple l’analyse d’un extrait de film, un commentaire de tableau ou encore un rappel sur un point précis de l’histoire allemande.

Pendant le cours, l’accent est surtout mis sur la prise de parole, l’objectif étant que les étudiants se surprennent sans attendre la fin de l’année à avoir entre eux et avec le professeur de vraies discussions en allemand. C’est souvent ce qui paraît difficile au début à beaucoup d’élèves, même de bon niveau ; aussi faut-il travailler dès la rentrée à dépasser peu à peu la simple « participation » au cours sous la forme stéréotypée des questions-réponses. À l’écrit, il s’agira d’apprendre à s’exprimer de manière de plus en plus correcte, fine et développée.
 

L’hypokhâgne LVB : 2h de cours + 2h d’option

Les élèves de LVB reçoivent 2h de cours hebdomadaires, et peuvent choisir, parmi les options qui leur sont proposées, de suivre deux heures supplémentaires d’allemand. Cette option leur est vivement conseillée pour pouvoir réellement améliorer leur niveau de langue. À savoir également : ceux qui s’inscriront en khâgne ensuite devront obligatoirement garder leur LVB s’ils choisissent de passer le concours de l’ENS avec une spécialité en langue vivante ou bien s’ils souhaitent passer les concours des écoles de commerce.

Les heures de tronc commun sont surtout consacrées à la découverte et à l’étude de la société, de la vie politique et économique allemande d’aujourd’hui à travers les grands thèmes de l’actualité de l’année. Les supports sont des articles de presse et des reportages vidéo. Les bases linguistiques sont consolidées grâce à des révisions grammaticales et des exercices de traduction (version journalistique et thème grammatical).

Les 2 heures d’option supplémentaires sont quant à elles davantage axées sur la découverte de la littérature germanophone : traduction et/ou commentaire d’extraits, lectures suivies (courtes pièces de théâtre par exemple), explication de poèmes, analyse d’extraits de films, etc.

Comme en LVA, les objectifs sont de favoriser autant que possible la prise de parole spontanée et d’acquérir progressivement une expression claire et correcte en allemand.

La khâgne LVA, cours tronc commun (3h/semaine) :

Quelle que soit leur spécialité (histoire, lettres modernes, philosophie, langue vivante, etc.), tous les élèves de khâgne reçoivent 3h de cours hebdomadaire dans la LVA qu’ils ont choisie pour se préparer à l’épreuve de langue dite « tronc commun » du concours de l’ENS : cette épreuve, qui dure 6h au concours et se fait à l’aide d’un dictionnaire unilingue, consiste à commenter en langue étrangère un texte d’auteur d’environ 700 mots et à en traduire une partie en français.

Les heures d’allemand « tronc commun » se consacrent donc pour l’essentiel à l’entraînement systématique à la version littéraire et au commentaire de texte. Comme au concours, on se limite aux textes en prose de la littérature germanophone allant du début du 19ème à nos jours. Le théâtre et la poésie sont donc exclus ; en revanche, c’est bien tout le champ de la prose qui est exploré puisque le texte choisi par le jury du concours n’est pas forcément issu d’une fiction narrative (roman ou nouvelle), mais peut être également extrait d’une autobiographie, d’un essai, de la correspondance d’un auteur, etc.

La cadence des devoirs écrits, soutenue, doit permettre l’acquisition d’un lexique suffisant et de bons réflexes dans l’approche des textes et dans leur traduction. Le choix des documents proposés se fait en fonction des exigences du concours mais aussi, le cas échéant, d’éventuels recoupements avec le programme d’autres disciplines.

La spécialité allemand en khâgne (7h/semaine) :

Les étudiants ayant choisi la spécialité allemand en khâgne bénéficient, en plus des 3h de tronc commun, de 7h de cours dédiées à l’option pour se préparer aux différentes épreuves du concours : 5h pour le thème et l’étude des œuvres littéraires au programme, et 2h pour la préparation à l’épreuve orale sur extrait de presse. Ces heures de travail en petit groupe, par leur caractère d’atelier, offrent un cadre très propice pour acquérir de l’aisance à l’oral ainsi que de solides connaissances de germaniste ; ce travail oral est complété par des devoirs écrits proposés à une fréquence soutenue, notamment en ce qui concerne le thème.

Au concours, les germanistes auront à l’écrit une épreuve de thème littéraire, consistant à traduire en allemand un extrait littéraire en 4h et sans dictionnaire. C’est une épreuve exigeante qui demande bien sûr un entraînement intensif, mais dont la préparation n’est pas aussi austère qu’on pourrait l’imaginer car le thème a aussi un côté très ludique. Les heureux admissibles devront par ailleurs passer deux épreuves orales : un commentaire d’article de presse, et une explication de texte portant sur l’une des œuvres littéraires au programme. Les colles et les présentations orales en cours permettent de s’entraîner régulièrement à ces deux exercices. Le programme change chaque année et comporte en principe toujours une œuvre narrative, une pièce de théâtre et un recueil poétique appartenant à diverses périodes littéraires

Mme Veronika von Schenck-Janny,

Professeure d’allemand en Hypokhâgne et en Khâgne

L’ESPAGNOL

Les élèves, après la terminale, ont la possibilité, en hypokhâgne, de choisir l’espagnol en première ou deuxième langue. Au lycée Jules Ferry, cet enseignement est dispensé dans des classes distinctes, ce qui est peu courant dans la discipline. La première langue offre, de ce fait, un effectif allégé, propice à la pratique orale et à la consolidation des acquis.

En khâgne, le suivi de la première langue est assuré en vue de la préparation à l’épreuve qui figure au concours de l’ENS Lyon (commentaire littéraire en langue étrangère et version). La préparation à l’épreuve orale, plus spécialement orientée vers l’actualité et la civilisation, regroupe les étudiants de première et deuxième langue (obligatoire dans les sections de langues vivantes) et accueille les candidats aux Écoles de Commerce (qui, elles aussi, maintiennent les deux langues).

          M. Jean-Pierre TAURINYA,

Professeur d’espagnol en Hypokhâgne et en khâgne

L’ITALIEN

Pour les étudiants qui souhaiteraient poursuivre l’étude de la langue italienne commencée en classe de seconde (Italien LV 3), le lycée offre la possibilité d’une remise à niveau qui durera environ deux mois. En fonction des résultats obtenus, il sera alors possible d’intégrer le groupe Italien de LV 2.

L’italien devrait alors figurer dans votre lettre de motivation que vous joindrez à votre demande d’entrée en hypokhâgne en précisant vos LV 1 et LV 2.

Les étudiants qui voudraient effectuer ce choix sont priés de prendre contact avec l’enseignant responsable de la discipline dès le mois de juin lors de la journée d’information.

Madame BONOMI,

Professeure d’italien en Hypokhâgne et en Khâgne