« Des esclavages » travail des 4emes2

Cette année, les élèves de 42 ont travaillé en ateliers d’histoire au CDI. Le thème d’étude portait sur « des esclavages ».
Ils ont enrichi leur travail par une visite de l’exposition « Delacroix et l’orientalisme ».
Ils ont suivi un parcours artistique sur « la figure de l‘esclave » au musée du Louvre.
Pour ces semaines de commémoration et de mémoire, afin de se souvenir des millions d’êtres humains réduits en esclavage, ils ont composé quelques rédactions.

Le sujet : Racontez la vie d’un jeune garçon venu d’Afrique (Éthiopie) devenu esclave dans les thermes d’Aphrodisias en Turquie à la fin du IIème siècle après J-C.

1- Ce jeune garçon vient d’Afrique et est esclave dans les thermes d’Aphrodisias, petite cité antique de Turquie. C’est là qu’il travaille tous les jours. Il porte une exomis qui est une tunique grecque, ce qui peut laisser supposer que la Turquie est un territoire grec. C’est donc là qu’il vit, chez ses maîtres, loin de sa famille.
 Elise Cornil   
                                              
                            
2- Je vais vous raconter l’histoire d’un esclave s’appelant Moussa.
Il partit avec l’espoir de commencer une nouvelle vie. Moussa partit depuis la côte de l’Afrique jusqu'à Rome en bateau. Cela lui prit entre trois et cinq semaines. Moussa crût qu’il aurait une vie heureuse à Rome mais il fût capturé par des marchands d’esclaves. Moussa fût vendu très rapidement car il avait un corps d’athlète. La personne qui l’avait acheté était un riche Turc qui avait énormément d’esclaves. Moussa fût transporté en bateau avec d’autres esclaves, il allait vers l’Égypte. Le voyage a duré 23 jours. Plusieurs esclaves sont morts durant celui-ci. C’est comme cela que Moussa découvrit la dure vie d’esclave. Moussa et les autres esclaves qui étaient encore vivants devaient traverser l’Arabie Saoudite et son immense désert pour arriver en Turquie. Lorsqu’il fut arrivé en Turquie il restait dix esclaves sur les 76 du départ et quand il arriva chez son acheteur, il dût labourer les champs et il finit par mourir à 45 ans, telle est la vie des esclaves à cette époque.
 AmirYahyaoui
                       
                                    

3- Lorsque les Romains ont pris le contrôle de l’Éthiopie, ma patrie, je n’avais que 4 ans. Les Romains en plus de nous arracher nos ressources par la force, ont commencé à prendre les hommes d’age mur et les enfants, pour les emmener loin de chez eux, j’en faisais partie. Certains ont essayé de se rebeller mais ils ont été tués. Ils nous ont tous attaché les uns aux autres et nous avons entamés une longue, très longue marche. Nous avons emprunté des réseaux de voies construites par les Romains qui traversaient l’Afrique pour arriver en Turquie. Quelques personnes sont mortes d’épuisement car nous avons eu droit à très peu de pause et de courte durée. Un des Romains nous a crié dessus en nous disant que si on n’avançait pas plus vite la commande allait prendre du retard. Je lui ai demandé pourquoi on nous prenait pour des marchandises, il m’a alors expliqué que l’Empire Romain avait pris goût à l’exotisme et que de plus en plus de demandes d’esclaves étrangers se faisaient. Une fois arrivés à la ville d’Antalya, en Turquie, les Romains nous ont emmenés dans un grand marché. J’étais impressionné et terrifié car je n’avais jamais quitté mon pays auparavant. Des gens ont commencé à s’approcher et à nous observer. Puis un homme aux grands airs s’approcha du Romain et lui murmura quelque chose à l’oreille. Le Romain vint me détacher. Il me tendit à l’homme qui, je ne le savais pas encore était mon futur maître.
En échange il récupéra une sacoche qui contenait une assez grosse quantité de pièces. Mon nouveau maître m’a emmené dans des « thermes », il m’a expliqué que c’étaient d’immenses bâtiments où les Romains venaient pour se laver et se détendre. Il m’a aussi dit que mon travail consisterait à enduire les clients d’huile parfumées avant les massages. Quelques mois après un vieil homme est venu à ma rencontre et m’a fait une demande qui était pour le moins étrange. Il voulait que je pose pour une statue. Arrivé à l’âge ou je ne réussissais plus à porter la jarre d’huile, mon maître m’affranchit. Finalement je me dis que j’ai de la chance d’avoir été employé dans les massages car j’aurais pu travailler dans les hypocaustes à aliment un four géant jusqu'à la fin de ma vie.
Giulia Sotgia
                                                                           

‘4- Cent quarante-trois ans après la naissance de Jésus Christ, mon petit village éthiopien, Mursi, s’est fait piller par des Romains. Ils volaient tout notre argent et détruisaient toutes nos cases. Ils enlevaient toutes les personnes en bonne condition physique. Bien sûr, moi j’étais tout jeune, je venais de fêter mes19 ans. Sans aucun suspense, ils m’ont emmené aussi. Nous avons marché pendant plus de deux mois avant d’arriver en Turquie, où ils nous ont attribué des corvées. Moi j’étais le plus chanceux de tous car je travaillais dans les thermes. Je distribuais les serviettes et les produits de soins.
Le jour de mes 25 ans, j’ai voulu me baigner dans un des bassins mais, un garde m’a trouvé et emmené voir le chef qui, pour me punir, m’a coupé le bras droit. Après cela, je suis sagement resté sans fauter jusqu'à mes 33 ans où j’ai essayé de m’évader. Sans succès, je me suis fait prendre et ils m’ont coupé les deux jambes. A présent, je suis assis aux côtés de petits nouveaux qui pensent avoir trouvé un plan pour s’enfuir. J’ai fermé les yeux et prié pour qu’ils y arrivent. Je n’ai jamais su s’ils avaient réussi car, ce jour-là à 44 ans, je suis mort d’une infection à la jambe.
Zoé Poisson

5- Un jeune homme africain nommé Aboudi menait une vie normale avec sa femme enceinte et son petit garçon. Un jour, alors qu'il allait chercher de l'eau dans un puit, il aperçut au loin plusieurs chameaux avec sur leur dos des marchands d'esclaves. Aboudi courut vers son village pour prévenir les habitants mais, trop tard, les marchands d'esclaves l'avaient déjà encerclé. Ils l'attachèrent avec une corde derrière un chameau. Après des jours de marche à travers le désert, Aboudi arriva en Turquie. Il devint esclave, fut vendu à un homme nommé Ahmed qui devint son maître. Aboudi se retrouva à travailler dans les thermes d'Aphrodisias, son travail consistait à laver les clients et son maître. Aboudi ne revit plus jamais sa famille.
Valentina Velez Gomez
        
6- C'était un jour comme les autres, mais ce jour-là des hommes armés sont arrivés. Ils ont brûlé mon village, tué mes parents et ils m'ont embarqué. Une semaine de marche en n'ayant qu'une vulgaire figue à chaque repas. Nous sommes arrivés en Turquie, on m'a placé des thermes. C'est un immense endroit où il y a un gymnase pour suer et enlever la crasse accumulée durant la journée, puis il y a des bains, d'abord froids puis tièdes et enfin chauds. Mon rôle était d’enduire les personnes d'huile, celui de mon camarade était de les masser. Sans argent, peu nourri, j’ai fait cette tâche toute ma vie. J’écris mes mémoires car je pense mettre fin à ma vie d’esclave en mettant fin à mes jours.
Max Collobert

7- Ce jeune garçon venu d’Ethiopie en Afrique se retrouve esclave dans les thermes d'Aphrodisias en Turquie. Il est privé de liberté et doit travailler tous les jours dans des conditions difficiles. Il se retrouve enchaîné pour qu'il ne s’enfuit. Il est mal nourri et même mal logé. Le jeune esclave est privé de ses droits, privé de sa famille.
Léna Brun

8- « Bonjour je m'appelle Abedi, j'ai 15 ans et ça va faire maintenant deux ans que je suis esclave dans les thermes d'Aphrodisias en Turquie. Je me rappelle parfaitement le jour où mon village s'est fait piller. C'était le 2 mai 172, j'étais parti pour aller jouer avec mon ami lorsque nous sommes revenus le village était pillé, j'ai couru vers mon logement et lui vers le sien. Quand je suis entré dans ma maison elle était sans dessus-dessous. Par terre je vis mes parents et mes grand-parents morts, égorgés. A peine j’eus le temps de lever mes yeux que deux hommes se jetèrent sur moi, ils m'examinèrent. Pendant ce temps, je regardais mon frère et ma sœur qui subissaient le même sort. Lorsqu’ils se rendirent compte que mon frère n'avait qu'une jambe ils le mirent par terre et l’achevèrent. A cet instant précis je vis le visage de ma sœur se décomposer. Ensuite, nous avons marché jusqu'en Turquie.
Quand nous fûmes enfin arrivés au marché, ils nous mirent sur une estrade et nous attribuèrent des prix. A cet instant la rage m'envahit car je vis que nous étions comparés à des animaux, les gens venaient nous touchaient puis repartaient. La colère fut remplacée par la tristesse quand je vis cet homme partir avec ma sœur, elle me regarda, me sourit puis disparu. Je compris que je ne la reverrai plus jamais. Nous sommes restés des heures sur cette estrade. A la fin, il ne restait que moi et une jeune fille. La nuit tombait, cette vente allait enfin se terminer quand soudain, un homme arriva et cria « Je prends les deux.»
A notre arrivée il nous montra nos cases. Sur le sol était posé une tunique courte serrée a la taille. Il nous demanda de la mettre et quand ce fut fait il prononça distinctement ces mots « maintenant vous êtes à moi. » Depuis ce jour je travaille dans ces thermes, la vie est dure mais on s'y fait. J'espère qu'un jour ces hommes se rendront compte que nous sommes comme eux des êtres humains.
Il n'y a pas un jour où je ne pense pas à ma famille. Elle me manque et ça me fait mal de me dire que je ne mangerais plus la nourriture de ma grand-mère, n'entendrais plus les histoires de mon grand-père, les blagues nulles de mon frère, n’aurais plus le droit au regard et sourire attendrissant de ma sœur, aux bisous qui piquent de mon père et surtout que je ne sentirais plus jamais les bras de ma mère m’enlacer. Ces hommes m'ont pris ce qui m'était cher et je les hais pour cela ».
Lola Amiel

9- M’baku avait 21 ans quand les hommes blancs l’ont capturé. C’était un noir grand, fort et robuste. Quand les Européens étaient arrivés dans son village et brutalisaient ses amis, il sut tout de suite qu’ils n’étaient pas pacifiques. Le jeune nègre se jeta sur eux et en frappa un comme un démon ; il réussit à lui briser trois côtes et la mâchoire. Cependant, M’baku était en infériorité numérique et se fit capturer, ainsi que tout son village. Puis les hommes blancs brulèrent le village.
L’Africain fut embarqué dans le bateau des négriers, lui, ainsi que tous les autres. Il cria de tout son être et ne s’arrêta que quand il su qu’il ne reverrait jamais son pays. Un mois passa. Ils étaient des centaines au départ, maintenant plus qu’une soixantaine, tout au plus. M’baku avait faim, mais il s’inquiétait plus pour les autres que pour lui. Le bateau se situait désormais à 190km des côtes africaines.
Le capitaine était un novice. On lui avait assigné cette mission car, lui avait-on dit “Ramener des nègres en Turquie, c’est à la portée d’un nourrisson”. Bien évidemment le pire ne tarda pas à arriver. Deux mois passèrent, c’était un soir, et le novice peinait à garder les yeux ouverts. Le bateau heurta un récif. En moins de deux heures, il coula. Les marins ne voyaient rien dans la nuit, certains nagèrent en espérant survivre, d’autres moururent car ils n’avaient jamais su nager. M’baku et quatre de ses amis survivants avaient heureusement appris à nager. Quand il était jeune, lui et ses camarades passaient des journées dans la mer, avec son père. C’est lui qui leur avait appris. Ils pensaient que ce n’étaient pas utile car, comme M’baku disait à son papa : “Mais, Père, à quoi sert de nager, je resterais toujours en Afrique”. Le groupe se jeta à l’eau et nagea droit devant.
Le lendemain, ils furent repêchés par un bateau de guerre turc qui revenait de la guerre contre le Maroc. Après plusieurs heures, M’baku se réveilla dans ce qui semblait être une pièce médicale. Ce dernier se rappela la hutte du Marabout dans son village. Il se leva et constata avec horreur que seulement deux de ses amis étaient avec lui. Bientôt quelqu’un entra. C’était un grand homme, blanc, l’air pacifique. Il parla à l’Africain, mais voyant qu’il ne comprenait pas, il s’arrêta. L’homme repassa seulement pour lui donner à manger. Cela faisait longtemps qu’il n’avait pas mangé si bonne nourriture. Ses amis se réveillèrent le soir même, ils firent le deuil.
Quand le bateau fut rentré, M’baku et ses camarades furent emmenés sur le port. Ils savaient qu’ils n’étaient plus libres. L’homme qui les avait nourris les emmena dans une très grande hutte de pierre, du moins c’est ce que les Africains se disaient. Le Blanc les fit entrer, et les présenta au guichetier qui à leur plus grande surprise était un Noir. Après une longue conversation, ils apprirent leur histoire à chacun. Le guichetier était un esclave affranchi qui était devenu citoyen libre et guichetier dans des thermes.
M’baku et ses amis se mirent d’accord et décidèrent de rester avec leur nouvel ami, le guichetier.  De toute façon il était sûrement la seule personne qui parlait leur langue dans tout le pays. L’homme blanc s’était pris de pitié pour les naufragés et, il aurait pu les rendre esclave mais il ne le fit pas. M’baku et les Noirs finirent par travailler dans ces thermes. Ils le restèrent jusqu’à la fin de leur vie.
Virgile Piard

10- Ils me réveillèrent brutalement à l’aube. Je sortis de cette pièce trop étroite pour autant de personnes. L’obligation m’appelait. Le maître me donnât un chiffon. Je passai la matinée à astiquer le sol pour qu’il soit présentable pour les premiers clients qui venaient se détendre et discuter. À midi, on me servait de la bouillie et un verre d’eau. J’avais pris l’habitude de me contenter de cela car je n’avais le choix.

Un peu après, on m’envoya chercher de l’huile. Ces pélikés étaient lourds. Je n’en pouvais plus mais j’avais peur des conséquences si je n’obéissais pas alors je continuais mon chemin vers les thermes. Pour me réconforter, et m’encourager je me disais qu’il y avait pire que de masser des gens et de porter de l’huile parfumée. J’avais entendu dire qu’il existait des esclaves qui travaillaient dans des champs. Je ne m’imaginais même pas les conditions de travail dans le froid, sous la pluie, sous le soleil jour et nuit. Je sortis de mes songes quand je m’aperçus que j’étais enfin arrivé. Ils m’appelaient déjà pour que je masse des clients. Ils me traitaient comme un moins que rien. C’était sans doute parce que j’étais Noir. Absurde ! C’était aussi très rare que je tombe sur quelqu’un d’aimable. Je n’étais qu’un esclave après tout. J’étais coincé, c’était un cercle vicieux. Quand la nuit fût venue, les thermes fermèrent et je nettoyais le sol. Quand tout fut propre, le maître nous donna un morceau de pain et un mélange de céréales.

Je retournais me coucher, à même le sol, à côté d’une trentaine d’hommes et de femmes comme moi, des esclaves. Je savais que tout allait recommencer à l’aube. Je n’avais plus beaucoup de temps pour dormir. Je tombais de sommeil dès le moment où ma tête toucha le chiffon qui me servait d’oreiller.
Anaïs Bulcão

11- Quand j’avais six ans, de grandes personnes blanches sont arrivées dans mon village. Elles ont violé puis tué ma mère sous mes yeux. Ensuite, ils ont pris mon père, mon frère ainsi que moi-même et nous avons commencé à marcher. Tous deux sont morts dans le voyage qui dura entre deux et trois mois, car les conditions étaient déplorables. Mes amis, les Blancs et moi-même, nous sommes arrêtés sur une terre similaire à celle de mon village, sèche et dure. Elle se nommait la Turquie. Les Blancs nous ont emmenés dans une grande salle avec trois grandes baignoires et plusieurs personnes dans chacune d’elles. À la droite des bassins, des enfants faisaient des massages à des adultes. Je suis resté trente ans dans ce lieu appelé “thermes” à faire des massages avant de mettre fin à mes jours, voici mes mémoires.
Thomas de Montalembert

12- Je vais vous raconter l'histoire d'un jeune esclave de 13 ans nommé Bakari Sagna. Ce jeune esclave a été capturé dans une ville d'Ethiopie à l'âge de 12 ans. Comme je vous l'ai dit avant il a maintenant 13 ans, cela veut donc dire que cela fait un an que Bakari est esclave. Commençons par parler de son voyage. Après que son village fut pillé et brûlé, Bakari fut amené dans un bateau avec beaucoup d'autres esclaves. Le voyage dura presque deux mois dans des conditions pitoyable, beaucoup moururent et d'autres attrapèrent des maladies. Arrivée en Turquie tous les esclaves furent amenés dans des champs de culture. C'est là que la vraie vie de Bakari commence.
Bakari se lève tous les jours à 6h00, de 7h00 à 12h30 il récolte de la canne à sucre avec d'autres esclaves ensuite de 12h30 à 13h30 il a une heure pour cultiver son propre champ et se faire à manger. De13h30 à 18h00 tous les esclaves étaient envoyés dans les champs de coton jusqu'à 22h30 il avait ensuite 30 minutes pour manger et ensuite se coucher. Un jour Bakari n'en pouvant plus d'être sous l'emprise de Tunisiens décida d'organiser une révolte alors qu'il avait 16 ans, mais il mourut tristement sous les coups de feu de son propriétaire.
Favretto Tomaso

13- Kalid est un jeune homme du peuple Konsa, dans le sud-ouest de Éthiopie alors qu'il était tranquillement dans son village, des soldats turcs sont arrivés, et l'on capturé lui et son ami. Personne n'a pu rien faire, ils étaient trop nombreux. S'en suit une longue marche forcée de plusieurs milliers de kilomètres, avec des gens qu'il ne connaissait même pas et qui ne parlaient pas sa langue. Après un voyage de plus d'une demi-année, ils sont arrivés en Turquie. Il a perdu de vu les gens avec qui il s’était lié durant le long voyage. Il a été engagé pour travailler aux thermes. Il mourut bien des années plus tard d'une bronchite.
Tim Benhamou

14- L'histoire de ce jeune garçon d'Afrique qui se retrouve esclave dans les thermes d'Aphrodisias en Turquie se passe à la fin du IIème siècle après J-C.
Kwane était un jeune garçon âgé de 15 ans. Sa particularité était qu'il avait les yeux blancs et cela lui allait très bien. Il vivait en Éthiopie, il avait tout ce qu'il lui fallait, une maison et une famille qu'il aimait plus que tout. Kwane était un petit garçon heureux mais il ne se doutait pas que sa vie allait changer en un seul jour. Pendant que ses parents travaillaient, Kwane s 'était éloigné du village pour s'amuser mais soudain il entendit des hurlements, se retournant, il vit que son village était en feu. Il courut mais c'était trop tard la plupart des habitants du village était mort. Maintenant Kwane n'était plus un jeune garcon ordinaire il était devenu un esclave. Il s'était fait attacher les mains et accrocher sur un cheval où était assis un cavalier aux yeux sombres et ténébreux. Ce cavalier était turc et n'était pas seul. Il y en avait de nombreux autour de lui. C'est à ce moment-là que Kwane sût qu'il n'avait aucune chance de s'échapper.
On le fit marcher des jours dans le désert jusqu'en Turquie. Là-bas il se fit nettoyer entièrement, on lui couvrit les blessures qu'il s'était fait le long du voyage et on le mit sur l'estrade des esclaves à vendre. Plusieurs personnes s’approchaient de lui et le regardait sous toutes ses coutures. Mais un homme robuste, L'air sévère et de grande taille : « voilà exactement l'esclave qu'il me faut, jeune et en forme, il sera parfait pour mes thermes. »
C'est à partir de ce jour-là que Kwane travailla dans les thermes pour cet homme. Sa famille lui manquait, il était triste mais il apprendrait qu'il faut vivre avec cette tristesse et qu'on ne peut pas refaire le passé.
Manon Alencar

15- Je me nome Kasri et je vais vous raconter mon histoire d'esclave depuis ma plus jeune enfance.
Je suis né dans un petit village d’Éthiopie et j'ai vécu huit années de ma vie là-bas.
Malheureusement, un jour des hommes blancs vinrent et enlevèrent hommes, femmes et enfants.
Nous fûmes entassés dans un bateau pour la Turquie.
Les conditions d'hygiène pendant le voyage qui, dura plusieurs semaines étaient déplorables.
Nous manquions de nourriture, d'eau et nous étions frappés, fouettés si nous osions nous rebeller.
Beaucoup d'esclaves moururent pendant la traversée.
Et une fois arrivé, nous fûmes vendus au marché comme esclave et je fus remis à mon maître qui, m'emmena sur sa plantation. Je devais travailler dans les champs de coton mais très vite, celui-ci se rendit compte qu'à cause de mon handicap à la main ce travail de cueilleur n'était pas fiat pour moi. Il décida donc de m'employer en tant que serveur dans sa demeure.
De jour en jour j'appris à mieux le connaître lui et sa famille. Il avait une femme d'âge mûr et deux enfants. Une jeune fille noire esclave travaillait à mes côtés elle aussi en tant que serveuse. Elle s'appelait Minesia et des forts sentiments étaient nés entre cette jolie fille et moi.
Des années plus tard nous nous marièrent et nous eûmes des enfants qui devinrent à leur tour des esclaves et des serviteurs.
Giovanni Ponis

16- Cuma est un petit garçon de onze ans, qui vivait dans un village en Éthiopie, il était heureux dans sa famille. Un jour, sa maison commença à brûler ainsi que toutes celles de son village.
Des guerriers venus de Turquie étaient en train de tout détruire.
Certains pillaient, brûlaient les maisons pendant que d'autres capturaient les habitants. Parmi les prisonniers il y avait Cuma et sa famille.
Pendant trois semaines ils durent marcher jusqu'en Turquie en en mangeant ne buvant qu'une fois par jour alors que les guerriers buvaient et mangeaient quand eux le souhaitaient.
Arrivé en Turquie, les prisonniers furent dispersés dans plusieurs villes. Cuma avait été séparé de sa famille et il était parti dans une des plus grandes villes de Turquie, sur un marché. Quand Cuma vît d'autres personnes attachées et présentées comme lui comme des animaux devant de nombreuses personnes, il comprit alors qu'il était sur un marché aux esclaves.
Quelques minutes après son arrivée sur le marché, il fut vendu avec d'autres personnes. Il alla dans des thermes, c'était les thermes les plus connues ; les thermes d'Aphrodisias.
On le plaça dans une cabine pour le laver et l'habiller. Cuma était maintenant masseur dans les thermes, un lieu qu'il ne connaissait pas.
Au début on le maltraita parce qu'il ne massait pas comme il fallait, mais au bout de quelques mois il s'y habituât.
Il s 'était fait plusieurs amis et s'amusait parfois en cachette. Ses maîtres étaient devenus gentils même si parfois ils le battaient.
Il était content mais sa famille lui manquait, il se demandât où elle était. Parfois il la pleurait mais se faisait toujours réconforter par ses amis. Il vivait avec beaucoup de tristesse mais aussi de la joie.
Un jour les thermes ont fermé parce qu'il n'y avait plus beaucoup de client et que les propriétaires n'avaient plus assez d'argent. Cuma fut alors déplacé dans d'autres thermes dans une petite ville. Au moment où il commençait à masser son premier client, il vît et reconnu sa mère ; il était dans les mêmes thermes que sa famille.
Il continua sa vie d'esclave dans des thermes et même s'il faisait battre il était content parce qu'il était avec sa famille qui le réconfortait à chaque fois qu'il était triste ou qu'il se faisait battre.
Alice Alencar