Série littéraire de théâtre – Projet Artcena de la seconde 2- Etude de 6 pièces contemporaines – 1/6

Etude des différents tableaux

© Photo Simon Gosselin

Accueillir les étrangers / Nourrir les affamés

Dans cette œuvre, on découvre Mme Serra, une jeune mère qui n’arrive pas à s’attacher et à s’occuper de son bébé de trois mois et qui se trouve dans un service de maternologie pour être aidée. Une des sages-femmes appelle régulièrement sa nièce qui est dans un camp de réfugiés. Mme Serra qui travaille dans l’humanitaire se trouve face à un choix impossible : « s’occuper d’une vie, celle de son bébé, ou en sauver beaucoup à l’autre bout du monde ? ». Au bout d’un moment l’équipe médicale constate que le bébé va mieux et pense avoir réussi à aider Mme Serra. Mais finalement, elle a laissé une interne allaiter sa fille et a décidé d’abandonner son bébé pour retourner à son travail humanitaire et sauver des vies. Elle a laissé une lettre à la stagiaire dans laquelle elle répète plusieurs fois cette phrase : « Qui sauver quand on ne peut pas sauver tout le monde ? ». (Simone)

Donner à boire aux assoiffés

Dans cette œuvre, il y a beaucoup de personnages qui mettent en place un jeu où chacun choisit un cadeau et a le choix de le garder ou de l’échanger. Un cadeau en particulier attire l’intérêt de beaucoup de personnages : la bouteille de gin. Catherine et Judith se disputent pour l’avoir, mais c’est Catherine qui l’emporte. Mais elle découvre que la bouteille ne contient pas du gin mais de l’eau.(Fiona)

© Photo Simon Gosselin

Visiter les prisonniers

Dans cette œuvre, il y a deux personnages principaux Samy et Cyprien. Cyprien qui fait partie de l’association « Libérer la miséricorde », se rend dans un établissement pénitentiaire pour redonner espoir aux prisonniers. On assiste au dialogue avec l’un des détenus, Samy qui explique à Cyprien comment l’ancienne bénévole qui lui rendait visite a fini en prison en tuant sa sœur. Pour Cyprien chacun a droit à la miséricorde.(Adja)

© Photo Simon Gosselin

Vêtir ceux qui sont nus

L’œuvre se déroule dans un tribunal où le soldat Martial Dole est accusé d’avoir envoyé des menaces de mort à son camarade de l’armée M. Guérande. Pour justifier ses actes, Martial décide de leur faire part d’une histoire qui se serait passée avant ses soi-disant menaces de morts et qui montrerait que M. Guérande n’est pas juste une victime. Mais en fait si Martial a envoyé des menaces de mort, c’est parce que M. Guérande l’avait surpris avec un autre homme et qu’il craignait que la rumeur de son homosexualité se répande.(Trésor)


Extrait choisi et raisons de ce choix : prologue (page 47). On a choisi ce passage car il est très touchant surtout lorsque l’on prend connaissance du suicide de son frère. On ressent les émotions d’Inès de Guérande quand elle écrit sa lettre, qui sont principalement la colère, la rancoeur et la tristesse. Aucun personnage particulier ne parle dans cette scène, il s’agit seulement de textos et de lettres, ce qui apporte une touche d’originalité.

© Photo Simon Gosselin

Assister les malades

Dans cette scène, on rencontre Simon qui est psychiatre dans un hôpital. Lui et certains de ses collègues montent un service dédié aux soins de patients pédophiles. En parallèle, on découvre le frère de Simon, Adrien qui est musicologue et qui souffre de fantasmes sexuels concernant les jeunes enfants. Simon tente de le soigner. Mais Adrien n’est pas un patient et ses pulsions sont un secret entre les deux frères.(Nella)


Extrait choisi et raisons de ce choix (Scène 1-page 66 à 68) : On a choisi cette scène car nous avons beaucoup apprécié le choix très audacieux de Tiphaine Raffier d’avoir abordé le sujet de la pédophilie avec respect. C’est un passage très marquant qui met mal à l’aise et choque lors de sa lecture. Lorsqu’on lit la scène on arrive à se projeter à la place de l’équipe de soignants et à s’identifier à eux.(Adja, Nella, Simone)

© Photo Simon Gosselin

Prier pour les vivants et pour les morts

Ensevelir les morts

Cette œuvre parle d’un jeune homme se nommant Diego, qui a une maladie du cœur. Il attend un donneur pour une transplantation. Dans toutes les parties de la pièce, nous pouvons voir que Diego est dans une grande angoisse et passe son temps à attendre un appel de l’hôpital qu’il ne reçoit jamais. Un jour, un homme meurt, laissant son cœur, et Diego fait partie des receveurs compatibles. Seulement il ne s’aperçoit des appels de l’hôpital qu’au moment de son réveil, il est maintenant trop tard, il meurt peu de temps après.

Il avait révélé dans une lettre à sa cousine, une cachette où elle devait trouver et détruire des disques durs qui venaient prouver qu’il était pédophile. Dans la cachette, sa cousine trouve également une clé USB, avec une vidéo de Fred Astaire : « Entrons dans la danse », alors elle prend le corps de Diego et danse avec.(Ramin)

© Photo Simon Gosselin

Sauvegarder la création

Cette dernière œuvre se passe dans un futur très lointain où l’on peut même se demander si les personnages sont encore humains. La scène prend place dans un musée rempli de visiteurs suivant une guide. La guide leur explique comment on vivait dans l’ancien monde. Ils s’attardent sur une affiche d’une organisation nommé le groupe Fractal, qui est un document de propagande écologiste représentant un triangle dans lequel on peut lire : « Nous sommes désolés ». Cette affiche proclame implicitement que la fin du monde n’est pas imminente mais qu’elle a déjà commencé. Le groupe Fractal entrait par effraction dans certains lieux pour y coller ses affiches, et y déclenchait des alarmes. Tout à coup dans le musée, une alarme retentit et tout le monde se met à paniquer, des bagarres éclatent, les issus de secours se bloquent et les murs se resserrent de plus en plus. Les gens ont beau lutter, l’instant d’après les murs les engloutissent.(Nella)


Choix d’un extrait (page 83-84) : On a choisi ce passage assez futuriste, très différent du reste de la pièce car cette idée de monde post apocalyptique nous a beaucoup plu. Le livre prend enfin sens, grâce à l’élément des fractals, cité dans le texte et permettant de créer un lien entre toutes les scènes et avec cette fameuse alarme retentissant à la fin de chaque œuvre. (Adja, Nella et Simone).