Projet théâtre Artcena / CNSAD en classe de 2nde 7

Dans le cadre du parcours EAC « Dans la fabrique des écritures dramatiques » – initié par Artcena en partenariat avec le CNSAD et mené par Madame Viennot-Franca, professeure de Lettres et d’histoire des arts – les élèves de seconde 7 découvrent l’écriture dramatique contemporaine et le jeu théâtral à travers différents événements et actions : soirée de remise du Prix d’écriture dramatique contemporaine d’Artcena, atelier de lecture avec un comédien du CNSAD, atelier d’écriture avec l’auteur choisi par les élèves parmi les lauréats du Prix, participation des élèves à la Nuit de la lecture au lycée et à l’Odéon et représentations théâtrales proposées à la classe tout au long de l’année.

Lancement du projet

Le lancement officiel du projet a coïncidé avec la cérémonie de remise du Prix d’écriture dramatique contemporaine, le lundi 18 octobre, au Conservatoire national supérieur d’art dramatique – Six élèves comédiens, préparés par Robin Renucci, ont lu des extraits des six textes finalistes.

Sous l’égide d’ARTCENA, le jury des Grands Prix a récompensé A la carabine de Pauline Peyrade, publié aux Solitaires Intempestifs pour le Grand Prix de Littérature dramatique et Manger un phoque de Sophie Merceron, publié à l’école des loisirs, pour le Grand Prix de Littérature dramatique Jeunesse.

https://fb.watch/a9M9A3hOQB/

Dorothée Burillon, référente du projet pour Artcena et Aline Jones Gorlin, chargée de communication au CNSAD, sont intervenues au lycée pour présenter les œuvres en lice aux élèves et leur remettre des exemplaires en nombre. Les élèves se sont lancés sans attendre dans la lecture de ces textes variés, engagés, en résonance avec des sujets sociétaux actuels. Ils endosseront ensuite à leur tour le rôle de jurés pour élire leur titre préféré.

Présentation à la classe des titres sélectionnés pour le Grand Prix 2021

Rencontre avec Simon Bourgade, metteur en scène et comédien

Le mardi 16 novembre, les élèves ont eu la chance de rencontrer au lycée le comédien et metteur en scène, Simon Bourgade, ancien élève du CNSAD, venu leur présenter sa pièce « En attendant les Barbares » adaptée du roman de J.M.Coetzee. Ils ont ensuite pu assister à l’une des représentations au théâtre du Vieux Colombier-Comédie Française.

« En attendant les Barbares », spectacle auquel ont assisté les élèves

Spectacle découverte le 16 décembre au CNSAD

Le CNSAD a offert aux élèves une présentation publique d’un spectacle « Sûr je l’ai », réalisé par des étudiants en théâtre de dernière année et dirigé par Thomas Scimeca. Spectacle enlevé et parfois burlesque qui a conquis nos jeunes.

Avant la représentation, nos élèves ont été accueillis dans les salons de ce lieu prestigieux.

https://cnsad.psl.eu/

Sortie théâtre le 24 septembre à l’Odéon

La classe a assisté à un spectacle de grande qualité « Comme tu me veux » de Luigi Pirandello avec une nouvelle traduction française et une scénographie de Stéphane Braunschweig, au théâtre de l’Odéon.

Teaser du spectacle « Comme tu me veux » à l’Odéon

Restitutions autour du projet

* Participation à la Nuit de la Lecture à l’Odéon-théâtre de l’Europe

Les élèves ont participé à la Nuit de la lecture, le samedi 22 janvier 22 à l’Odéon-Théâtre de l’Europe, de 17h à 19h au salon Roger Blin, avec une lecture à voix haute d’extraits de la pièce par les élèves, préparée dans l’atelier de lecture avec le comédien Jean Frédéric Lemoues en présence de l’écrivaine Pauline Peyrade et de toute l’équipe d’Artcena et de l’Odéon-Théâtre de l’Europe.

Nos élèves avec Dorothée Burillon, référente d’Artcena et Pauline Peyrade, autrice

* Participation à la Nuit de la Lecture et au Printemps des poètes au lycée

La classe a réalisé une très belle prestation pour notre Nuit de la lecture au lycée, le jeudi 24 mars 2022.

* Participation au Concours de récitation poétique au théâtre du Rond-Point

La classe a élu Clémence Hamayon pour représenter la seconde 7, lors du Concours de récitation poétique de la Fondation Antoine et Marie Hélène Labbé, au Théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées le jeudi 19 mai. Clémence avait choisi de réciter le poème  «  Mélancolia » de Victor Hugo. Elle a défendu avec brio les couleurs de Jules-Ferry !

Clémence, représentante de la classe pour le Concours de récitation poétique
Remise des prix et final en présence des participants et de leurs enseignants

* Publication de petites pièces créées par les élèves

Dans le cadre de l’atelier d’écriture dramatique avec l’écrivaine Lydie Tamisier, les élèves ont conçu de petites pièces dramatiques qui ont pu être publiées.

Spectacle « A la Promesse de l’aube » pour les 3e 4 et 1re 2 au théâtre de l’Œuvre

Jeudi 19 mai, des élèves de Madame Dehamel, professeure de Lettres, ont assisté à la magnifique représentation de La Promesse de l’aube, adaptée de l’œuvre de Romain Gary.

Des élèves de 3e4 et 1ère2 avec leur professeure de lettres, Madame Dehamel
Théâtre de l’Œuvre, au 55 rue de Clichy, à proximité du lycée

« Avec l’amour maternel, la vie vous fait à l’aube une promesse qu’elle ne tient jamais ».
« Romain Gary raconte sa jeunesse, son déracinement, sa relation à sa mère qui l’élève seule. Elle rêve de grandeur pour lui. Il n’aura de cesse d’essayer d’être à la hauteur de ce rêve.
Passant de la mère étouffante d’amour à la femme de ménage espiègle, du grand De Gaulle à une galerie de petits parisiens qui traversent la terrible guerre, Franck Desmedt retrace avec virtuosité l’itinéraire de l’un des auteurs les plus mystérieux, le seul à avoir obtenu deux fois le Prix Goncourt. « © Théâtre de l’Œuvre

https://www.theatredeloeuvre.com/la-promesse-de-laube-de-romain-gary/

A l’issue du spectacle touchant et drôle à la fois, nos élèves ont eu la chance de profiter d’un « bord de plateau » et ont ainsi pu bénéficier d’un temps d’échange privilégié avec Frank Desmedt. Ils l’ont chaleureusement félicité pour son interprétation exceptionnelle ; ses modulations de voix, qui lui permettent d’incarner à merveille différents personnages, les ont particulièrement impressionnés.

Visite de l’exposition « Entre tes yeux et les images que j’y vois »

Dans le cadre du programme « Femmes, féminité, féminisme » en spécialité Hida de terminale, les élèves de madame Cavaleri, professeure d’espagnol et d’Hida, et de monsieur Jehan, professeur d’histoire-géographie et d’Hida, ont visité l’exposition « Entre tes yeux et les images que j’y vois » (un choix sentimental) à la Fondation d’entreprise Pernod Ricard.

Accueil du groupe par Inès Huergo, chargée des publics, en présence de deux des artistes exposées

La Fondation cherche à toucher de jeunes publics en programmant des créateurs et créatrices qui entrent sur la scène artistique. Elle oriente sa politique à l’endroit des femmes artistes. La nouvelle exposition met ainsi en lumière neuf jeunes artistes dont sept femmes.

Les élèves ont découvert les œuvres de ces neuf artistes, diplômés de l’école des Beaux-Arts de Paris et réunis autour d’un projet collectif reposant précisément sur leur connivence fondée au sein de l’ENSBA.

Les artistes exposés ont été invités par les commissaires Anaëlle Pingeat et Sophie Vigourous à rassembler dans une vitrine, en regard de leur œuvre, divers objets – carnets, dessins, notes, etc. Ces vitrines constituent des cartes mentales permettant de comprendre la genèse des œuvres exposées. Les commissaires ont voulu faire dialoguer le processus créatif et la réalisation finale, autrement dit réconcilier le concept et l’objet, dans une volonté de proximité des œuvres présentées.

Vitrine en regard des œuvres des artistes
L’artiste Nathanaële Herbelin commente son tableau Augustan, 2012
L’artiste Christine Safa commente son tableau Le lac de deux visages, 2021


En même temps, ces objets par leur diversité identifient des singularités, chaque artiste s’appuie sur des balises qui ne sont pas interchangeables. Si ces dernières dévoilent l’intime d’une création, une inconnue demeure, comment passe t-on à la réalisation définitive, autrement dit au tableau exposé ?

Le dialogue avec les artistes ouvre sur une autre dimension de cette création, les matériaux et leur « autonomie », tout n’est pas prévisible, l’œuvre se révèle en se matérialisant. Une dernière dimension est abordée, celle du temps de l’exposition avec le spectateur qui est lui aussi un révélateur. Exposer c’est ainsi apprendre sur son tableau et sur soi-même nous disent les trois artistes, que nous avons rencontrées. On comprend alors pourquoi toutes les trois ont insisté sur la fragilité de l’artiste et sur son besoin d’encouragement et d’échange.

Nos élèves ont vraiment apprécié de rencontrer ces trois artistes exposées dans la galerie. Ce moment a donné lieu à de riches échanges autour des œuvres des artistes et du parcours scolaire des jeunes peintres qui ont manifesté leur volonté de désacraliser le concours d’entrée à l’ENSBA. Ces instants artistiques partagés feront peut-être naître de nouvelles vocations chez certains de nos élèves.

Exposition en cours « Entre tes yeux et les images que j’y vois »

Entrée gratuite du Mardi au Samedi 11h-19h Nocturne jeudi 11h-21h Lundi sur rendez-vous

Pour découvrir l’exposition ou prolonger la visite : vues de la galerie, visite virtuelle et vidéo de Tim Eitel questionnant les artistes “Comment faire un film sur vous ?”

https://www.fondation-pernod-ricard.com/evenement/exposition-entre-tes-yeux?page=1

La fondation Pernod Ricard

Fondation au 1, Cours Paul Ricard – Paris 8ème ( à côté de la gare Saint-Lazare)

Pour en savoir plus sur la Fondation

https://www.fondation-pernod-ricard.com/la-fondation

CR de M.Jehan, professeur d’histoire-géographie et d’Hida

Sortie de la classe de 1re 1 : « La Cantatrice chauve » au théâtre de la Huchette !

Les élèves de Madame Viennot-Franca, professeure de Lettres et d’Hida ont eu la chance d’assister à la 19470ème représentation de La Cantatrice chauve, dans le célèbre et mythique théâtre de la Huchette, « le plus petit des grands théâtres » au 23 rue de la Huchette dans le 5ᵉ arrondissement de Paris.

Les élèves de 101 et leur professeure, Madame Viennot-Franca, devant le théâtre de la Huchette le 22 avril
Vif succès pour les artistes qui ont suscité l’adhésion de leur public, dans une salle encore comble ce soir-là !

Pièce emblématique du théâtre de l’absurde, la Cantatrice chauve est difficile à résumer car elle n’a pas de réelle intrigue mais des personnages hauts en couleur : Les Smith, famille traditionnelle londonienne, reçoivent les Martin; un capitaine des pompiers leur rend visite et va reconnaître en la bonne Mary, une vieille amie. Cette œuvre est « une autopsie de la société contemporaine par le truchement de propos ridicules de banalité » que tiendront les personnages.

Une très belle soirée pour nos élèves qui ont apprécié le jeu épatant de tous les acteurs et la drôlerie irrésistible de nombreuses répliques.

https://www.theatre-huchette.com/spectacles-a-laffiche-ce-soir/

Les groupes HGGSP de terminale ont assisté à la projection « De nos frères blessés » au Louxor

Dans le cadre du Projet Algérie 1962-2022, les élèves de Terminale des groupes de l’option Histoire Géographie Géopolitique Sciences Politiques (HGGSP) de Madame Noesser et Monsieur Louaas se sont rendus mercredi 20 avril et vendredi 21 avril au Cinéma Le Louxor pour assister à une projection particulière du film De nos frères blessés du réalisateur Hélier Cisterne.

Un des groupes HGGSP2 de Madame Noesser

De nos frères blessés de Hélier Cisterne (2022) est une adaptation libre du roman éponyme de Joseph Andras pour lequel il obtint le prix Goncourt du premier roman en 2016 mais refusa de le recevoir.

Le film retrace la vie du militant communiste et anticolonialiste Fernand Iveton (superbement interprété par Vincent Lacoste) qui fut le seul pied-noir guillotiné – on peut dire pour l’exemple – le 11 février 1957 à l’âge de 30 ans en raison de son engagement auprès du FLN, mouvement qu’il a rejoint après la dissolution du Parti Communiste Algérien. Il était à l’origine d’un projet de sabotage dans son usine par une petite bombe qui devait exploser après le départ des ouvriers mais qui a été désamorcée par un contremaitre. Elle n’a donc fait aucun mort et ce sabotage visait à couper le courant électrique à Alger. Son recours en grâce a été refusé par René Coty après l’avis défavorable du garde des Sceaux de l’époque, François Mitterrand.


Le film alterne ce fait historique oublié avec son histoire d’amour avec Hélène (Vicky Krieps) d’origine polonaise… et farouchement anti-communiste ! La photo est superbe et le montage d’une très grande subtilité. Une page méconnue de la guerre d’Algérie, sujet toujours très sensible de nos jours.

Le cinéma Louxor

CR de Madame Calvez, professeure documentaliste