Résultats et témoignages

Résultats et témoignages

1. Résultats

Premiers résultats à la session 2021

Juin 2020 : félicitations à nos 3 admises à l’ENS Lyon !

2. Témoignages d’anciens élèves

Simon : « Aux futurs étudiants de Jules Ferry »

Les années de prépa qui s’annoncent devant vous peuvent être une expérience unique et mémorable ; cependant, pour profiter au mieux de l’hypokhâgne et de la ou les khâgnes, il ne faut pas se laisser déborder par la charge de travail. Le rythme en CPGE, et surtout en khâgne, est très intense, le meilleur moyen de le supporter est de faire preuve d’une certaine exigence envers vous-mêmes, décidez quand travailler et tenez-vous-y (quand vous travaillez ne vous laissez pas distraire tant que vous n’avez pas fini ce que vous aviez prévu de faire) cela permet de garder séparer vos temps de loisir et vos temps de travail. Contrairement à ce que vous auriez pu entendre, la prépa ne signifie pas abandonner tout loisir, il faut au contraire savoir se détendre pendant la semaine pour éviter la surcharge nerveuse, on ne travaille jamais bien lorsque l’on est au bout de ses moyens.

Pendant les épreuves de concours blancs et pendant les concours rappelez-vous que l’exercice est à la fois mental et physique, reposez-vous, ce n’est plus le moment d’apprendre ce que vous ne savez pas. L’apprentissage ne peut pas se faire au dernier moment, il y a beaucoup trop de connaissances à maitriser, il faut suivre attentivement les cours (c’est le plus important) et les relire méticuleusement, si possible le soir même, sinon à la fin de la semaine.

Les devoirs sur table, à la maison et les khôlles vont s’enchainer très rapidement, ne vous y prenez pas la veille, dès que vous recevez un travail à préparer chez vous, évaluez le temps qu’il vous prendra et commencez rapidement ceux qui seront les plus longs. Pour les DS, faites des fiches de révision (elles peuvent se faire en même temps que la relecture régulière des cours), il s’agit de rendre vos notes plus claires à la relecture tout en conservant les informations les plus importantes ainsi que les exemples clés.

Surtout, surtout, dans chaque matière écoutez les conseils donnés par les professeurs, même si vous ne les trouvez pas pertinents, ils savent mieux que quiconque ce qui vous permettra d’intégrer.

Bon courage pour ces années à venir, je sais qu’elles peuvent être source de très bons souvenirs.

 

Juliette, promotion 2018-2020, ENS-Lyon

J’ai intégré la classe préparatoire de Jules Ferry en 2018, à la suite d’un baccalauréat Economique et Social. Si j’étais sûre de mon choix pour une classe préparatoire littéraire, le choix de Jules Ferry fut plutôt un hasard, et bien entendu un heureux hasard. Les deux années que j’y ai passées se sont révélées extrêmement riches, surtout ma khâgne, en spécialité histoire-géographie. Le premier avantage de la classe préparatoire est qu’elle reste disciplinaire, et donc si, comme moi, vous ne vouliez pas abandonner un bon nombre de matières, c’est assez pratique, d’autant plus que la qualité de l’enseignement est très bonne, et ce, dans chaque matière.

La classe préparatoire demande de la rigueur et de la régularité dans le travail, ce que les enseignants.es aident à mettre en place en première année. L’équipe pédagogique de Jules Ferry est particulièrement bienveillante à l’égard de ses élèves, et vos professeurs.es encourageront toujours, ayant à cœur la progression de tous.tes les élèves. Durant mes deux années, l’ambiance entre les élèves a toujours été très bonne, et les enseignants.es valorisent l’entraide au sein des classes plutôt qu’un esprit de compétition entre les élèves, cela permettant d’autant plus à chacun de progresser. En khâgne notamment, nos fiches produites dans le cadre des cours sont mutualisées, et c’est vraiment la solidarité entre élèves qui domine, largement encouragée par l’équipe enseignante. En hypokhâgne, je n’avais pas choisi l’option cartographie mais ai tout de même été acceptée dans la spécialité histoire-géographie (dans laquelle la spécialité en géographie est la cartographie). Ma progression n’aurait pas été possible sans l’aide précieuse et les encouragements de ma professeure de cartographie, ni sans l’aide de mes camarades.

La prépa a été l’occasion de me découvrir de nouvelles passions, notamment la géographie (pour laquelle je n’avais pas d’appétence particulière) ou encore la littérature anglaise, et cela fut facilité par des professeurs.es passionnants.es car passionnées.ées par leur discipline et leur enseignement. L’expérience de la prépa fut pour moi inoubliable, et m’a permis de m’orienter dans mes études, d’abord parce que j’ai réussi à intégrer l’ENS de Lyon, et aussi parce que ce qui fut étudié en khâgne a énormément influé et influe toujours sur mes projets d’étude et de recherche. Je n’aurais jamais choisi l’histoire avant la classe préparatoire, et la géographie n’aurait jamais occupé un espace aussi important dans mes recherches.

Même si les différents concours restent l’objectif de la classe préparatoire, les professeurs de Jules Ferry ont d’abord à cœur de transmettre à leurs élèves leur passion et leur savoir dans leur discipline respective. Votre curiosité intellectuelle se délectera très certainement dans cette formation.

Ce que l’on retient de la prépa après l’avoir effectué à Jules Ferry, ce sont surtout les moments positifs, partagés entre élèves ou avec l’équipe enseignante. En somme, vous ne trouverez pas à Jules Ferry une ambiance de compétition entre les élèves, ne subirez pas un stress ambiant, ne vous ferez pas rabaisser par vos professeurs, mais vous y trouverez une équipe prête à vous aider, à développer vos appétences, à vous faire progresser afin qu’à la fin de vos deux ou trois années, vous fassiez ce que qui vous intéresse, clés en main. Finalement, vous trouverez à Jules Ferry un encadrement parfait pour effectuer votre classe préparatoire.

 

Lola, ancienne khûbe, promotion 2019-2020 option histoire géographie.

J’ai intégré la classe de khâgne spécialité histoire-géographie durant l’année 2019-2020. Ne connaissant personne, je me suis rapidement intégrée à la classe dans laquelle j’ai aujourd’hui encore de très bons amis. Si la prépa a pour réputation de souder les élèves, celle-ci n’a jamais été aussi vrai qu’à Jules Ferry. En effet, la cohésion est d’autant plus forte que l’équipe de professeurs la soutient, la chaperonne, l’instaure. Loin de l’esprit de compétition, c’est ensemble que l’on avance à Jules Ferry, par une mutualisation des fiches, par l’aide de la part des cubes etc. On y apprend à se dépasser soi-même plus que les autres.

Cette classe préparatoire nous apprends à repousser nos limites, à découvrir en nous des capacités insoupçonnées et surtout, à ne pas abandonner pour toujours progresser. La spécialité que j’avais choisie s’inscrit d’autant plus dans cette idée. Ma première note de spécialité géographie était de trois sur vingt, la dernière était de quinze. J’ai douté tout au long de l’année de qualités que ma professeure m’a encouragée à voir en moi et c’est, je pense, l’atout principal de la formation de Jules Ferry : vous emmener au sommet alors que vous le pensiez inatteignable.

Clara, promotion 2017-2019, étudiante (SKEMA Business School).

Après avoir obtenu mon baccalauréat scientifique, j’ai décidé d’intégrer une classe préparatoire littéraire, au grand désarroi de mon professeur de physique-chimie. Ce fut l’un des meilleurs choix que j’eus à faire de ma vie. J’y ai étudié deux années et ai effectué ma seconde année en spécialité anglais : une spécialité composée de professeurs dévoués et à l’écoute, dans laquelle je me suis épanouie malgré les difficultés.

Jules Ferry m’a apporté de la rigueur et de la persévérance dans mon travail, de la sensibilité et de la maturité, un meilleur sens de l’observation et de l’interprétation, des amies en or, et un bagage culturel riche qui m’a permis de réussir les concours d’École de Commerce puisque j’intégrai SKEMA Business School en 2019.

Je n’ai que de bons souvenirs et souhaite que d’autres personnes puissent elles aussi faire l’expérience de la classe préparatoire à Jules Ferry. C’est un lycée particulier où règne le respect, la bienveillance envers les élèves et la solidarité entre chacun d’entre eux.

Iulia, promotion 2017-2019, étudiante en médecine.

Après avoir passé deux belles années à Jules Ferry, j’ai obtenu ma licence de philosophie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne grâce au système d’équivalence. Aujourd’hui, je continue mon parcours en première année de médecine. Drôle d’idée me direz-vous, mais c’est ce que j’ai toujours voulu faire : suivre une formation littéraire, puis travailler dans la santé. Ainsi, le lecteur de ce témoignage pourra en déduire que choisir de faire une prépa littéraire, ce n’est jamais du temps perdu.

A JF, on apprend la rigueur, l’organisation, la ténacité et le courage, des qualités utiles peu importe ce que vous choisirez de faire par la suite. J’ai eu la chance de faire de formidables rencontres, tant au niveau des étudiants que des professeurs, et sans parler des nombreuses œuvres littéraires et philosophiques côtoyées pendant ces deux années. La formation est très intense, mais c’est précisément en affrontant cette intensité que l’on peut se surpasser et gagner en confiance. Gros avantage également : ici la compétition n’est pas synonyme d’arrogance et de coup bas, ce qui peut être le cas ailleurs… Aujourd’hui encore en relisant certains de mes cours, je suis reconnaissante envers tous les professeurs qui nous ont fourni un enseignement d’une telle qualité :)

Louis, promotion 2015-2018, en préparation à l’Agrégation de lettres.

Je suis rentré en hypokhâgne au lycée Jules Ferry en septembre 2015 et j’ai ensuite passé trois ans dans ce lycée dont je garde un très bon souvenir.

A Jules Ferry, comme dans d’autres lycées proposant des formations d’enseignement supérieur de très haut niveau, on ne se voit pas forcément dire qu’on est « l’élite », les élus. L’idée d’élection, de choix va plutôt dans l’autre sens : c’est une voie qu’on a élue et choisie : il convient ainsi de nous en montrer dignes dans la mesure de nos facultés et ressources. Les professeurs passionnants nous aident – on se rend ainsi compte que la passion, l’envie d’avancer, le courage et l’honnêteté intellectuelle ne sont pas uniquement des qualités innées mais aussi des aptitudes et preuves qui font l’objet d’une émulation partagée.

Le conseil qui m’a le plus marqué lors de mon entrée en hypokhâgne, a été celui d’une professeure de philosophie. Cette dernière nous a enjoints à ne pas oublier que « nous sommes des corps ». Cela peut paraître prosaïque, mais j’ai tout de suite pris la mesure de ce conseil : il y a une économie du « préparationnaire » : les efforts demandés sont très intenses mais qui dit économie dit aussi bon entretien de la dépense et entretien de sa propre énergie. Cela passe par un soin du corps, de l’âme et par la juste régulation de son désir d’échapper, certains matins, à la réalité du quotidien et à la réalité des premières notes en général jamais excellentes (mais l’on progresse toujours et qu’il est beau le choc du déclic !).

Je n’ai pas été « préparationnaire », c’est-à-dire membre de la prépa en temps de pandémie, mais je dirais que ce conseil de « prendre soin de soi et des autres»invitation qu’on pourra juger un peu « simpliste » revêt une importance accrue en notre temps de crise sanitaire. Or, si l’on fait souvent de la « prépa » un espace de compétition, elle m’est toujours apparue comme le lieu de l’entraide, et sinon de la soucieuse sollicitude, du moins de l’attention portée aux autres (que ce soit du point de vue des professeurs ou des étudiants).

Au-delà de l’objectif bien réel des concours, j’ai pu, au cours de mes trois années passées à Jules Ferry, apprendre des méthodes de travail qui m’ont été utiles pendant mon Master et qui me sont sans doute encore très utiles pour préparer les concours de l’enseignement que j’envisage à présent. J’ai obtenu en 2020 un Master en littérature générale et comparée à la Sorbonne-Nouvelle, et je dois dire que la formation pluridisciplinaire que propose la CPGE a été très enrichissante, favorisant l’accès à ces savoirs qui se situent aux croisements des disciplines dont la littérature comparée fait partie, elle ouvre et approfondit bien des disciplines essentielles à la constitution d’une culture dans les humanités au sens le plus noble que ce terme peut revêtir.

Au passage, petit conseil pratique, destiné en particulier à ceux qui envisagent les lettres (et notamment leur enseignement) comme poursuite possible d’étude : faites du latin, vous ne savez ce que vous ratez en ne profitant pas du très bon enseignement de latin proposé à Jules Ferry, même si le latin n’est pas obligatoire à l’ENS Lyon et que de fait certaines âmes un peu lasses le délaissent après l’année d’hypokhâgne où il n’est pas en revanche (il l’était du moins de mon temps) pas une option. Et pour les (futurs) philosophes, n’hésitez pas à faire du grec : la formation de Jules Ferry est effectivement excellente !

On peut certes s’imposer soi-même de lire quinze heures par jour, tout seul, et s’en féliciter. On peut jouer à l’être indifférent au monde des rencontres intellectuelles et croire, comme j’ai eu tendance un temps à le faire avant d’entrer en prépa, qu’il suffit de rester dans sa chambre ou dans le coin de la bibliothèque pour déchiffrer toutes les Babels du monde. Je pense que rien ne vaut l’humain contact avec la chair des textes transmis par des enseignants, qui vous apprennent non seulement à aborder le savoir d’une manière globale. Ces contacts que j’ai trouvés à Jules Ferry, avec des étudiants et avec des professeurs aussi passionnés que passionnants et en même temps différents, sont très riches, formateurs et d’une certaine manière irremplaçables.

Ainsi, à celles et ceux qui auraient des doutes, des angoisses de devoir s’engager dans cette voie, je me permettrai de dire : le plus difficile n’est pas, dans la prépa, de poursuivre, de continuer, de persévérer, mais de s’embarquer d’accepter d’être embarqué dans cette course, puis de savoir (car il faut bien se reposer à la fin du marathon préparationnaire- c’est une nécessité des corps que nous sommes) s’arrêter pour se lancer par la suite des courses moins longues mais non moins essentielles.

Si vous avez de solides aptitudes et d’intenses goûts pour les matières littéraires et les humanités, que vous aspirez à une formation intellectuelle généraliste solide, encadrante, et accompagnante, je ne peux que dire : tentez une prépa au lycée Jules Ferry ! L’exigence de la vie intellectuelle à laquelle vous vous participerez de manière intense en tentant cette aventure peut procurer – quoique vous fassiez par la suite – un viatique dans les difficultés que recèle le monde de la vie professionnelle et/ou intellectuelle.

Clémence, promotion 2016-2018, journaliste et étudiante en master de Journalisme (Celsa).

Après un baccalauréat littéraire dans un lycée vendéen, je n’arrivais pas à me décider quant à la voie à suivre dans mes études supérieures. La classe préparatoire littéraire m’est alors apparue comme le meilleur moyen de regrouper un grand nombre de disciplines.

La rigueur et la pluridisciplinarité de cette formation ont été déterminantes dans mon choix et me sont encore utile quotidiennement. Après ces deux années intensives, j’ai intégré une double licence Histoire et Information-Media (Paris IV et Paris II), avant d’être admise à l’école de Journalisme du Celsa. En prépa, je souhaitais déjà m’orienter vers le journalisme, celle-ci m’a permis de développer les connaissances et la culture générale nécessaires à ce métier et aux concours. Deux ans après mon départ, je constate encore jour après jour à quel point cela m’a été utile, notamment dans la pratique des langues. Les cours d’anglais dédiés aux concours des écoles de journalisme m’ont permis de préparer au mieux cette épreuve majeure et très difficile. Quant aux cours d’Histoire et de Géographie, que j’avais pris en spécialité, ils sont le fondement de tous mes articles, au même titre que la littérature qui m’a toujours passionnée.

Lucille, promotion 2016-2018, École Nationale Supérieure du Paysage (Versailles).

Je m’appelle Lucile et je suis aujourd’hui étudiante à l’École Nationale Supérieure de Paysage à Versailles. Je suis allée à Jules Ferry pour suivre une khâgne en option histoire-géographie après avoir fait une année dans une hypokhâgne orpheline. Je recommande vivement cette CPGE où j’ai été très bien accueillie. Les professeurs sont passionnés et attentifs. Les professeurs de spé histoire et géographie sont formidables chacun à leur manière. Les voyages font partie de la formation. On travaille bien dans une ambiance studieuse mais non pesante. Il y a quatre classes (deux hypokhâgnes et deux khâgnes) ce qui permet de créer des liens, de partager, de se soutenir. Enfin, c’est un des seuls lycées parisiens où l’on marche dans des couloirs en parquet… et ça fait son petit effet !

Jeanne, promotion 2016-2018, étudiante en Master Géographie Culturelle (Sorbonne).

Je m’appelle Jeanne, j’ai bientôt 25 ans et suis actuellement en train d’écrire un mémoire de deuxième année de Master en Géographie culturelle à la Sorbonne. Je suis entrée en prépa à Jules Ferry en tant que post Bac, après deux ans d’études d’architecture.

Les réorientations en classe préparatoire ne sont pas monnaie courante et, de ce fait, je serais éternellement reconnaissante envers l’administration de Jules Ferry de m’avoir donné la chance d’y étudier. Mes années de prépa à Jules Ferry sont pleines de souvenirs, le rythme intense d’apprentissage y fait naître une ambiance de classe particulièrement forte et qui m’a été personnellement inestimable. J’y ai rencontré des personnes incroyables, des enseignants inoubliables et y ai tissé des amitiés précieuses. La bibliothèque et certaines salles sont à jamais gravées dans ma mémoire (la salle 304 me manque souvent).

Ces années d’hypokhâgne et khâgne (spécialité histoire et géographie) m’ont, en un sens, sauvé la vie. Je m’y suis découvert des capacités insoupçonnées, des passions (pour la version, l’étymologie, la linguistique, l’histoire – notamment moderne -, philosophie..), j’y ai retrouvé mon amour pour la littérature (française et anglaise), et y ai forgé un projet d’avenir professionnel en tombant amoureuse de la géographie. Ces deux ans m’ont construite et permis de découvrir qui j’étais.

Merci pour tout.

Clément, promotion 2016-2018, étudiant en urbanisme.

Après un bac ES, je ne savais quelle suite donner à mes études. Un grand nombre de matières m’intéressaient et je ne me sentais pas avoir l’autonomie requise pour l’université. Les classes préparatoires sont apparues comme la suite logique de mon parcours : pluridisciplinaires, formatrices et extrêmement riches d’enseignements. J’y suis entré afin de me laisser du temps, j’en suis sorti trois ans plus tard avec beaucoup de certitudes quant à mon projet professionnel et universitaire.

La grande richesse des classes préparatoires littéraires réside, à mes yeux, dans leur pluridisciplinarité. En étudiant l’histoire, la philosophie, l’anglais ou encore la géographie, j’ai pu découvrir une très grande variété de sujets que je ne connaissais que superficiellement, voire pas du tout. Plusieurs années après mon départ, ce que j’ai appris continue de m’accompagner professionnellement, mais aussi à la lecture d’un livre, au visionnage d’un film ou lors d’une discussion.

La force de Jules Ferry réside dans l’équilibre entre la charge de travail forte, parfois très forte en fonction des périodes ; et l’état d’esprit très positif qui y règne, que ce soit chez les enseignants ou les élèves. Pendant les trois années que j’y ai passé, je n’ai jamais ressenti de pression négative de la part d’enseignants obnubilés par les concours, mais plutôt une envie permanente de tirer le meilleur des élèves, même si cela passe par une charge de travail très forte intrinsèque à la formation.

Enfin, l’esprit de solidarité entre les étudiants me semble être un autre des nombreux atouts de Jules Ferry. Même si les journées sont longues et épuisantes, on peut toujours compter sur ses compagnons de galère pour décompresser ensemble.

Nawaël, 2016-2018, M2 bilingue de Management de projets Internationaux, (Sorbonne Nouvelle).

Après avoir obtenu mon baccalauréat en 2016, j’ai souhaité me diriger vers une CPGE pour la qualité de la formation. Après avoir été admise dans la plupart, j’ai finalement choisi Jules Ferry car elle me semblait une prépa à taille humaine, tout en conservant la qualité de formation que je recherchais. Après mon année d’hypokhâgne j’ai décidé de me spécialiser en anglais (littérature, traduction et civilisation). Ce fut une expérience enrichissante et intense, la variété des sujets et des thèmes couverts par le programme a permis une formation presque exhaustive sur la littérature et la civilisation britannique et américaine. Les différents exercices (khôlles et exposés) et le fait d’être en groupe restreint (14 personnes pour ma promotion) m’ont permis de gagner une aisance à l’oral qui n’est compatible qu’avec une formation CPGE.

Après ma khûbe j’ai été admise dans plusieurs écoles, j’ai finalement choisis un Master bilingue de Management de Projets internationaux à la Sorbonne Nouvelle. Mes professeurs de Jules Ferry m’ont accompagnée dans la préparation de mon dossier de candidature et entrainée pour mon oral d’admission, grâce à eux, j’ai été sélectionnée dès la première phase d’admission. Je suis désormais le dernier semestre de mes études et reconnaissante pour l’accompagnement que j’ai reçu par certains de mes professeurs de Jules Ferry, dont certains des cours me servent d’ailleurs toujours en M2 !

Sabrina, promotion 2017-2018, étudiante en Master 2 (CELSA).

J’ai intégré la prépa Jules Ferry en Khâgne après une Hypokhâgne orpheline. Choisir cette classe préparatoire fut l’un de mes meilleurs choix lors de mes études supérieures. À Jules Ferry, tout participe pour travailler dans une ambiance sereine et rassurante, loin de tous ces clichés que l’on entend sur les classes préparatoires (pression, stress, concurrence entre les élèves…). Les professeurs sont passionnés et passionnants, l’équipe pédagogique est à l’écoute et bien évidemment l’esprit d’équipe qui se met en place dans chaque classe est à souligner. Les rencontres faites lors de cette année ont d’ailleurs été pour moi les plus belles.

Avec un peu de recul, je confirme le fait que la prépa littéraire fut une formation incroyable. On en sort grandis, matures et réfléchis. Je pense que c’est d’ailleurs l’une des meilleures formations supérieures et que chaque étudiant qui a la chance d’intégrer une classe préparatoire devrait foncer. Malgré des périodes de doutes, d’angoisses, de stress, on ne peut retenir que du positif. Les savoirs sont riches et la formation participe d’une ouverture d’esprit indescriptible.

Elsa, ancienne khûbe, promotion 2013-2016 option philosophie, étudiante en Master Humanités Classiques et Numériques (Paris 10) et en L3 Théorie de la Danse (Paris 8).

J’ai passé trois ans à Jules Ferry, dont mes deux années de khâgne en option philosophie. A présent en Master Humanités classiques, je constate au quotidien combien mes années en classe préparatoire m’ont nourrie et rendue solide face au travail. La classe préparatoire est donc indubitablement un bagage pour toute la vie étudiante, quelle qu’elle soit.

Mais ce que j’ai apprécié au cours de mes trois années (et ce qui m’a d’ailleurs conduite à khûber), c’est de mener de front plusieurs matières en même temps, le refus de la spécialisation nous amène à aborder des sujets vers lesquels nous ne nous tournerions pas de nous-mêmes et qui sont extrêmement enrichissants. C’est aussi cela qui m’a inculqué l’endurance au travail, la multiplicité des matières à maîtriser, et des défis permanents à relever.

Car il faut être prêt à en relever, des défis. Si l’année d’hypokhâgne est une année très enthousiasmante et riche de découvertes, les années de khâgne sont une course contre la montre et un challenge contre soi-même pour être prêt le jour du concours.

Les années de khâgne sont difficiles, mais elles sont avant tout formatrices, et le Lycée Jules Ferry offre un cadre propice à vivre ces années au mieux, entre réels objectifs et bienveillance, ce qui est sans doute la clé pour aller loin.

Louise, ancienne khûbe, promotion 2013-2016 option histoire-géographie, étudiante en Master de géographie (Paris 1).

Jules Ferry a su trouver un équilibre qui fonctionne. La majorité des profs, passionnés par ce qu’ils racontent, nous entrainent dans leurs passions, rendant ainsi les cours passionnants, le tout dans une ambiance joyeuse et bienveillante. C’est en somme une prépa avec les mêmes exigences de travail que les autres, mais où l’on est content de se rendre en se levant le matin, et où l’on comprend pourquoi on travaille.

Etienne, ancien khûbe, promotion 2013-2016 option histoire-géographie, étudiant en Master Communication du savoir, Technologies de la connaissance et Management de l’information (Paris 1).

Je ne voulais pas d’une prépa qui corresponde aux discours négatifs que j’entendais sur ces classes. Je ne voulais pas d’une usine à concours, ni d’une compétition à outrance. C’est pourquoi Jules Ferry était le bon choix pour moi. J’y ai travaillé dur et j’y ai trouvé mon lot de frustrations, mais je m’y suis toujours rendu avec la certitude de suivre mon désir d’apprendre. Je n’ai pas été déçu. La première année en hypokhâgne m’a fait prendre conscience de tout ce que j’avais à découvrir. Il n’y avait pas d’enjeu réel, pas de concours à la clé… Une forme de gratuité du savoir.

Et puis voilà la khâgne : une course contre soi-même. J’ai réappris ma langue et compris son pouvoir d’expression. Dans cet apprentissage, j’ai souvent trébuché ; ce qui a retenu ma chute, ce sont les liens que j’ai tissés à Ferry. Au delà de la rhétorique et de tous les savoirs utiles qu’a pu m’apporter ce lycée, j’y ai connu des personnes, profs ou élèves, qui ont fait de cette expérience un souvenir qui m’est cher. Je dirai donc ceci à ceux qui ne voient dans la prépa qu’une machinerie froide de réussite : le meilleur de ces années réside pour moi dans ces rencontres ; dans toute cette construction que Ferry permettait.

Manon, promotion 2013-2015 option histoire-géographie, étudiante en Master d’urbanisme (Paris 1) et étudiante en géographie (ENS Ulm).

Après un baccalauréat scientifique j’ai décidé de changer de voie de suivre des études de lettres en classe prépa A/L à Jules Ferry –et je n’ai pas un seul instant regretté ce choix. J’y ai été étudiante de 2013 à 2015 en hypokhâgne puis khâgne moderne spécialité histoire-géographie. Jules Ferry est une prépa très agréable, dans un superbe bâtiment, avec des professeurs passionnés, passionnants et bienveillants qui redonnent la joie de l’apprentissage, quelque peu oubliée lors du bachotage de l’année de terminale. Je recommande vivement de suivre dès l’hypokhâgne l’option géographie, qui m’a fait découvrir d’autres facettes de la géographie inexistantes au lycée et les cours optionnels de LVB sur la littérature.

Plusieurs voyages sont également organisés chaque année : en hypokhâgne j’ai pu participer à deux voyages de géographie passionnants sur un week-end, au Havre et dans le vignoble bourguignon, ainsi qu’à un voyage à Berlin avec la classe d’allemand. En khâgne nous sommes partis à Lille et à Nantes-St-Nazaire. Ces voyages permettent de sortir du cadre somme toute assez scolaire de la prépa, de mettre en pratique les connaissances acquises pendant l’année (autant en allemand qu’en géographie), de rencontrer d’autres élèves (le premier voyage en hypokhâgne est en novembre).

Il s’agit de deux années très denses intellectuellement, il faut être prêt à travailler beaucoup, mais cela en vaut la peine !

  

3. Souvenirs de voyage

Cyprien, élève à Jules Ferry en HK (2013-2014) et KM (2014-2016)

 J’ai fait trois années de classe préparatoire littéraire au lycée Jules Ferry. Si la charge de travail est bien sûr importante, cet établissement propose différents voyages qui permettent de souffler un peu et d’enrichir sa culture personnelle en dehors du cadre scolaire. Ainsi, j’ai participé lors de ma première année à deux séjours. Le premier au Havre, en lien avec le cours de géographie, et le second à Berlin, en lien avec le cours d’allemand. Ils m’ont permis de découvrir de nouvelles villes et de nouvelles cultures, mais aussi de rencontrer plus amplement mes camarades. Autant à Berlin qu’au Havre nous avons eu la chance de visiter de nombreux musées et aussi de déambuler plus librement dans différents quartiers; deux façons efficaces d’oublier un peu les obligations de la prépa et de reprendre des forces et du courage.

Finalement, une classe préparatoire ne se limite pas seulement au travail, et la possibilité de participer à ces voyages en est la preuve.

Etienne, élève à Jules Ferry en HK (2013-2014) et KM (2014-2016)

Le départ à 6 heures du matin est vite pardonné. A peine arrivé à Berlin, les visites commencent. Elles seront nombreuses sur l’ensemble du séjour : pas moins de douze musées à raison de quatre journées sur place ! Toute la production artistique berlinoise y passe, des peintures classiques aux travaux contemporains en passant par le théâtre et la culture underground. Chaque arrêt est agrémenté de commentaires de l’équipe pédagogique et de nos chuchotements. Malgré ce rythme au pas de course, il nous reste du temps libre. Nous voilà lâchés dans la nature avec un plan de la capitale et quelques numéros de téléphone en cas d’urgence. Ils ne seront pas nécessaires. Répartis en petits groupes, nous découvrons nos collègues hypokhâgneux sous un jour plus détendu. Certains ont déjà leurs petites adresses. Une occasion de plus de découvrir la ville.

C’est dans ces instants que, livrés à nous-mêmes, nous tentons de pratiquer notre allemand, avec des résultats plus ou moins fructueux. Le retour à l’auberge de jeunesse se fera sans trop d’encombres. Nos voisins de chambre, d’autres touristes parfaitement lourds et braillards, seront le seul bémol notable. Nous rentrerons à Paris sur les rotules mais nous pourrons clamer : « J’ai vu Berlin ».