Rencontre de nos élèves de 3e 3 et 3e 4 avec Ginette Kolinka

Ce mardi 3 décembre au collège Jules Ferry, Paris 9ème, des élèves de troisième et de quatrième ont eu la chance et le privilège de rencontrer Ginette Kolinka, Juive, survivante du camp d’extermination de Birkenau.
En classe, nous avions lu son livre « Retour à Birkenau », pouvoir la rencontrer était très émouvant.

Ginette Kolinka nous a raconté son vécu de juive durant cette atroce période de la Seconde Guerre Mondiale. Elle raconte qu’Hitler considérait les juifs comme des parasites : il voulait les humilier avant de les exterminer. La famille a dû quitter Paris clandestinement pour la zone libre dans le sud de la France après avoir brûlé cartes d’identité et passeports.

Mais, suite à une dénonciation, le 13 mars 1944, « par une belle journée ensoleillée » : Ginette Kolinka, son père, son frère et son neveu sont arrêtés par la Gestapo. Ils sont ensuite déportés à Birkenau après être passés dans des cellules à Drancy. A Birkenau, c’est l’horreur : elle est battue, elle travaille énormément, Ginette est malade de honte quand elle doit se déshabiller et se dénuder totalement. Elle sera tatouée d’un numéro sur l’avant-bras. « Si tu n’étais plus capable de travailler, on t’exterminait dans une chambre à gaz ». A son retour des camps, Ginette Kolinka pesait 25 kilos. Son frère, son père et son neveu sont morts dans les chambres à gaz.

Certaines phrases m’ont touché et m’ont fait réfléchir à la chance que l’on a. En voici quelques-unes : « On était très très mal nourris et très sales », « On travaillait sous la pluie, sous la neige », « Il ne fallait jamais répondre au Kapo sous peine d’être battu très fortement ». Les Juifs n’étaient plus traités comme des êtres humains.

Merci à Ginette Kolinka d'être venue jusqu'à nous et de nous avoir raconté des moments difficiles de savie : " On n'oublie jamais tout ça". Elle nous a demandé de devenir en quelque sorte "passeurs de mémoire".

 Nicolas KANSKI, élève de 3ème3

 

 

 

Les élèves de 1ère L1 primés au Concours national de la Résistance et de la Déportation

La classe de première L1-Hida a remporté le troisième prix du concours national de la Résistance et de la Déportation et le prix spécial du Mémorial de la Shoah en épreuve collective.Des élèves de la classe ont passé également l'épreuve individuelle. Tous ont été méritants et l'un d'entre eux, Matteo Argence, a reçu le deuxième prix du jury.

La cérémonie de remise des prix a eu lieu le mercredi 29 mai dans les prestigieux salons de l'Hôtel de ville. Lors de la cérémonie, les élèves ont entendu des discours d'historiens et de personnalités diverses, l'interprétation de plusieurs chants de la résistance. Un diplôme leur sera remis officiellement par notre proviseure, Madame Boury, jeudi 6 juin au lycée en présence de leurs familles. 

La classe de 1ère L1 à son arrivée dans les salons de l'Hôtel de Ville

La classe est appelée à rejoindre le podium à l'annonce des prix

Matteo Argence reçoit le deuxième prix  dans la catégorie "candidats individuels"

Remise de cadeaux à la classe et pose pour la photo officielle de l'académie

 

Le projet

Le film Mnemosyne aux enfers a été réalisé dans le cadre de la participation au CNRD 2019 sur le thème « Répression et déportation en France et en Europe, espaces et histoire 1939/1945 » par les élèves de première littéraire 1 du lycée Jules Ferry, encadrés par leur professeur documentaliste, Hélène Pochet, leur professeur de lettres, Marina Plus et leur professeur d’histoire, Marie Cuirot.

Le diaporama a pour base la chanson « Sans y penser » extraite de l’opérette-revue Le Verfügbar aux enfers que Germaine Tillion écrivit en déportation au camp de Ravensbrück au cours de l’hiver 1944-1945. La résistante du réseau du Musée de l’Homme livre ici, avec la précision de l’ethnologue et un sens aigu de l’autodérision, l’arrestation, la déportation et les terribles conditions carcérales des déportés politiques NN de Ravensbrück. Elle utilise le timbre d’une valse populaire composée par Norberg Glanzberg dans les années 30 dont le rythme chaloupé souligne par contraste l’horreur de « l’enfer » concentrationnaire.

Après un intermède instrumental, un dernier couplet mémoriel a été écrit et chanté par les élèves. Ils y évoquent leur prise de conscience, par leur participation au CNRD, de ce que fut la répression et la déportation des juifs et des résistants. A leur tour, grâce aux cours d’histoire, aux témoignages des rescapés (en particulier ceux d’Eva Tichauer et d’Ida Grinspan), aux visites du mémorial de la Shoah de Paris et de Drancy et aux conférences de Annette Wieviorka, Tal Bruttmann, Ophir Levy et Fabrice Grenard, ils deviennent porteurs de mémoire.

Ce film a été montré lors de la nuit européenne des musées à la cité du patrimoine et de l'architecture, dans le cadre du dispositif « la classe, l’œuvre ». Il complétait la présentation de la maquette de la cité de la Muette (Drancy) sous un angle architectural, historique et mémoriel.

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Les 4e 4 vous présentent leur magazine « Sur les traces de l’esclavage, d’hier à aujourd’hui »

 

Ce magazine, intitulé "Sur les traces de l'esclavage, d'hier à aujourd'hui"a été réalisé par la classe de 4e4, dans le cadre du cours d'histoire-géographie. Il retrace les différentes formes d'esclavage, de l'antiquité à aujourd'hui. Pour ce projet, les élèves ont été encadrés par madame Epelbaum et madame Chong.

Le magazine a été présenté au concours "La flamme de l'égalité", organisé par Les Ministères chargés de l’Education nationale et des Outre-mer, le Comité National pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage (CNMHE) et la Délégation Interministérielle pour la Lutte contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT (DILCRAH).

Pour consulter le magazine dans son intégralité, cliquez ici.